lundi 25 février 2013

Les 12 travaux de Jean Gloutit

Si l'on vous raconte les histoires d'Harry Potter à Poudlard, on sera beaucoup moins fier de vous raconter celle du jeune Jean Gloutit. Celle-ci semble oubliée par une bonne majorité des sorciers, dans les tréfonds de l'enfer, censurée dans tous les livres.
Les Gryffondor sont si courageux, si forts, si braves, ... Nenni nenni !
Je vais donc vous raconter cette histoire, l'exploit de ce jeune homme ne peut être laissé à l'abandon.

Jean Gloutit est un moldu comme un autre (si j'ai pris un moldu comme héros, ce n'est pas du tout parce que mes connaissances sur Harry Potter sont limitées rassurez-vous). Mais voilà qu'il arrive à s'infiltrer à Poudlard ! Comme son nom l'indique, il était plutôt gourmand, c'était un bon mangeur. Cette qualité lui valait un bon nombres de compliments de la part des élèves ! Personne ne pouvait penser qu'il était un imposteur et qu'il ne savait aucunement se servir d'une baguette tant il était populaire.

Mais voilà, la gourmandise à beau être une des 7 qualités capitales, si on en abuse, on peut s'en mordre les doigts (je l'utilise ici au sens figuré, mais si vous aimez manger la viande humaine cela peut s'utiliser au sens propre bien sûr). Ce soir là, les gryffondors étaient de garde pour protéger la réserve de nourriture. Et oui c'était un des rares jours où nos fidèles Poufsouffle n'avait pas cette tâche, étant de sortie. Jean savait alors que c'était une opportunité unique à saisir, il utilisa donc toute sa ruse pour percer la garde et voler toute la nourriture de la réserve. Il dit donc qu'il avait oublié son sandwich à l'intérieur aux élèves placés aux avant postes, ceux-ci ne doutant pas de la bonne foie du bonhomme, le laissèrent récupérer son bien.
Il mettait un peu de temps mais après tout, pas évident de retrouver un sandwich dans toute cette bouffe, c'est comme retrouver un carton de pizza dans une corbeille à cartons.
Au bout de deux heures ils se dirent qu'il avait dû faire un malaise et allèrent jeter un coup d'œil. Mais trop tard, le bougre était déjà parti, en ayant vidé la réserve au passage. La honte s'abattit sur la maison de Gryffondor pour cette boulette, mais ils parvinrent tout de même à jeter une malédiction au cleptomane du soir.

Celui-ci s'en rendit compte le lendemain. Rentré chez lui avec toutes ces bonnes choses, il se rendit compte que pour la première fois de sa vie, il n'avait pas faim...
Cette sensation était insupportable pour lui, il voudrait tant dévorer tous ces mets, mais ça lui était tout simplement impossible. Il alla donc voir le célèbre Oracle de Liverpool (oui d'habitude ils se dénichent en Grèce les oracles, mais comme le budget de l'écho imposait de rester en Angleterre j'ai pas eu le choix). Celui-ci consulta les Dieux pour savoir comment lever cette malédiction. Ceux-ci étaient cruels et unanimes pour le verdict: Jean Gloutit devra effectuer douze travaux, plus durs les uns que les autres pour retrouver l'appétit.
La nouvelle était dure à avaler, mais il ne pouvait pas perdre du temps, et s'en alla de suite vers le lieu de son premier travail...

Feuilleton d'Enerus, illustré par Coconut.

Invités Mystère de Février

Aloha, ici Aime Esté et Violetta Iris Hibiscus ! Ce mois-ci nous sommes deux pour célébrer la Saint-Valentin et nous allons vous révéler avec qui chaque Blaireau copulerait le mieux !

Entre Adrian Mander et Samuel Depooley ce n'est plus un secret et nous en sommes RA-VIES ! C'est un couple absolument parfait, si on oublie les nombreux autres amants que le premier collectionne !

Roxas, lui, s'entendrait à merveille avec Stan Wright. On se demande à qui reviendrait l'Award de la blague la plus craignosse...

Casmir Elystote devrait quitter sa belle pour se caser avec Eléanor Hopkins (qui n'attend que ça d'ailleurs, parole de Aime Esté, même si Violetta Iris Hibiscus semble soutenir que non). Tous deux ont frôlé l'Award du plus soporifique décerné par les membres du personnel.

Nous sommes aussi certaines qu'Eline Colins, qui a une mémoire désastreuse, nous a confiée Coconut Dynamite, irait très bien avec un certain Alexpoisson... Et Magaly Kyss avec Elena Polkiss, pour continuer dans cette lignée ? Et Médium ? Avec Giinny Van Lackshad bien sûr !

Un nouveau couple ressemblant fort à Miss Teigne et Pattenrond, à en croire leurs avatars, semble né : Jijy et Maïwenn. Suivons-les de près !

Aime Esté et  Violetta Iris Hibiscus.

Bl'héros du mois de février

Blaireaux amoureux

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L'un est un amoureux transis, l'autre, malgré sa maladie, reste un Poufsouffle avant tout. À vous de deviner lequel.

Bl'héros de Coconut.

Quand le grand chansonnier s'y met...

DE L'ORDONNANCE DE LA MAISON DE LA REINE,
telle que la déclama le prince et grand chansonnier Adrian.


Il y eut la reine, la première des Gloires ;
Elle prit pour enfants princes et princesses.
Tous trois eurent tâche d'embellir la maison
Où grandit l'hermine, l'étoile souterraine.

Lors vinrent les rampants, corps gelés et ingrats,
Monstres méphitiques tant que cacophoniques ;
Auxquels s'opposa la symphonie des lames
Des chevaliers, dont les serpents craignent la lance.

Ils firent du venin sur les portes dorées,
Bile emplie de ruse, mauvaise par essence ;
Les flèches répondirent, tonnerre des archers
Qui demeurent pour nous dans le ciel et les vents.

Loin la voix des crieurs rapporta ces exploits,
D'une oreille à l'autre par la voie des échos ;
Et nul n'ignore plus la Gloire de la reine
Dont chacun des sujets a serti la couronne.

Le foyer victorieux est aussi chaleureux,
C'est l'oeuvre patiente de tous les troubadours.
Les regards s'émeuvent des trésors des orfèvres ;
Le palais est empli des chants et lais des bardes.

Commentaire : Ici sont présentés les différents ordres auxquels pourront appartenir les membres, dans le cadre de l'animation Poufsouffle Médiévale. La reine et ses princes équivalent à la directrice de maison et ses préfets ; les archers sont les joueurs de quidditch ; les crieurs sont les chroniqueurs ; les troubadours sont les artistes, séparés en orfèvres (graphistes) et bardes (écrivains) ; quant aux chevaliers, il s'agit d'un ordre honorifique, présentant plusieurs avantages pour ses membres.


Article d'Adrian, illustré par Coconut.

Poème

AVERTISSEMENT : peut choquer, ne lisez pas si vous êtes une âme sensible.

En faisant de la poterie,

Entre mes cuisses sentais-je Panpan,
Je savais bien qu'en le droguant,
il me ferait des gâteries.

Mais si l'instinct du lapin,
N'est pas celui du chasseur,
Il n'était pas non plus de son dessein,
D'avoir celui du pompeur.

Il mordit de bon cœur,
Ce qu'il prit pour carotte,
Avant de s'enfuir dans les chiottes,

Pendant que j'étais en pleurs.

Poème d'Enerus.

Petits jeux

JEU 1

Les sept différences :
1 gallion pour la cagnotte toutes les 5 participations.



JEU 2

Petites énigmes sur Poudlard :
1 gallion pour la cagnotte toutes les 5 participations.

• Combien y a-t-il d'escaliers à Poudlard ?
• Idiot je fais tout de même preuve de bravoure sur mon petit poney.
• Que l'on soit jeune ou vieux ou chauve ou qu'on ait les jambes... complétez.
• Combien y a-t-il d'élèves à Poudlard ?

• Qui fut attrapeur avant Drago Malefoy ?

Jeux de Eléanor.

Horoscope

Blaireau à spirales 21 mars-20 avril : Bon mois côté travail et côté cœur, avec bien des succès en vue. Mais faites très attention à ne pas confondre vitesse et précipitation dans vos projets, comme le raconte cette petite histoire cela pourrait chambouler votre vie: "Un paysan souhaite avoir un enfant pour lui transmettre ses savoirs et avoir une main d'œuvre au champs. Mais un beau jour, il ne fit pas attention et croisa beaucoup trop vite ses jambes. Le pauvre devint eunuque, et ne put avoir de progéniture."


Blaireau puissant 21 avril-20 mai : Un grand mois, très grand mois pour vous au niveau travail. Vous vous donnerez à fond dedans, carburerez au Redbull pour arriver à vos fins. Attention tout de même à ne pas trop négliger le plan familial, ou ces belles performances seraient tâchées d'un gros point noir niveau affectif.

Blaireaux jumeaux 21 mai-21 juin : Pour vous, c'est la famille avant tout ! Vous ferez votre possible pour chérir vos proches, vous vous battrez pour un "fils de pute", et cela même si vous n'avez pas eu la fève lors de l'épiphanie (j'en profite pour dire que moi je l'ai eue dans deux galettes consécutives, et ça c'est la classe).

Blaireau à pinces 22 juin-22 juillet : Où sont les sérials Lovers parmi vous? Parce qu'ils seront heureux d'apprendre que ces 30 prochains jours feront de tout lieu un jardin d'Eden. Irrésistible, c'est le mot, donc lancer vous: dîner romantique, drague, plan cul, tout vous est permis.

Blaireau à crinière 23 juillet-22 août : Vous vous sentirez en confiance tant ce mois présage de bons moments, le mot maître sera "Oser". Cependant, comme dit le dicton: "A la gueule du croco vous pèterez, chaud aux fesses vous aurez !". Veuillez donc ne pas franchir certaines limites qui vous seraient préjudiciables.

Blaireau blanc 23 août-22 septembre : Désolé de vous le dire, mais vous petes complètement à la ramasse niveau amour. J'ai rarement vu les astres être si unanime, quel bilan catastrophique. Bon par contre pour le travail vous êtes au top, vous aurez la reconnaissance de vos collègues et de votre patron, ce serait peut-être le moment de demander une petite augmentation? Si cela se fait, on pourrait trouver un bon compromis avec l'amour: Allez aux putes !

Blaireau funambule 23 septembre-23 octobre : Et bien mes amis les funambules, vous serez très proches de vos amis et ils devraient vous confier de lourds secrets. Vous serez la pierre angulaire, le maestro, le Xavi de vos diverses relations. Et si vous voulez vous rendre utile, vous balancez tous ces petits secrets aux rédacteurs de l'écho, ça nous fait toujours plaisir d'avoir des nouvelles.

Blaireau venimeux 24 octobre-22 novembre : Et le signe du mois est... le blaireau vénimeux ! Bravo, que dire tout vous réussira. Allez-y, coups dans le dos, mensonges, mauvaises blagues, rien ne retombera contre vous. Enfin je ne prédis que mensuellement, rien ne me dit qu'au prochain écho on ne vous annonce pas que toutes vos conneries vous retomberont dessus.

Blaireau archer 23 novembre-21 décembre : Ca s'annonce assez tranquille pour vous, rien de bien fulgurant, mais rien de bien négatif non plus. Vous vous contenterez des petites choses de la vie quotidienne comme manger en famille, ou faire caca. La vie est belle quoi.

Blaireau cornu 22 décembre-21 janvier : Vous profiterez de toutes vos erreurs du passer pour aller de l'avant et ne pas les commettre à nouveau, fini les belles illusions il est temps d'être lucide. Vos décisions seront juste et vos risques mesurés.

Blaireau d'eau 22 janvier-19 février : Véritable boule d'énergie, vous animerez les soirées entre amis et serez un véritable moteur pour toutes vos relations. "Aller de l'avant" sera vote expression favorite. Attention cependant toute route à une fin et tout trou à un fond, essayer quand même de ne pas foncer tête baissée.

Blaireau à écailles 20 février-20 mars : Etrange mois pour vous qui serez à fleur de peau, le comble pour un blaireau à écailles. Vos sentiments se verront ressortir plus vite que d'habitude, attention à ne pas les laisser prendre le contrôle de vous, ça pourrait vous coûter bien des choses si précieuses à vos yeux !

Horoscope d'Enerus.

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Mot de la fin, by Coconut

Ce mot de la fin ne va hélas pas être joyeux-joyeux !

Je vais vous parler en tant que Directrice de Maison et non Rédactrice en Chef de l'Écho (c'est le principe du mot de la fin de toute façon) mais l'Écho en est tout de même le point central. Allons droit au but : je suis déçue. Déçue qu'Adrian soit allé jusqu'à la démission alors qu'il est pour moi le meilleur ReC que l'Écho ait eu. Déçue que ce journal suscite si peu d'engouement.

J'aimerais que l'Écho soit constitué essentiellement de personnes extérieures à l'équipe de maison, que le ReC soit un « simple élève » et que « chroniqueur » soit l'unique grade ou presque de ceux qui le portent. Parce que j'aimerais que ce journal soit important pour vous. Parce que j'aimerais que plus d'élèves soient plus important à Poufsouffle. Qu'ils aient envie d'être importants au sein de cette maison et qu'ils veuillent montrer qu'ils sont là.

Je vais pas vous supplier de vous investir, je vais pas vous menacer de la disparition du journal si vous ne le faîte pas mais je vous demande juste : si Poufsouffle compte pour vous, MONTREZ-LE. Je parle essentiellement du journal, mais pas que.

Merci d'avoir lu ce mot et le reste de l'Écho !

dimanche 20 janvier 2013

Editorial


Ceci sera mon dernier éditorial.

Très chers lecteurs, j'ai cet été reçu la mission de redresser notre journal de maison, et c'est vers cet objectif qu'ont convergé mes idées et ma motivation tout au long de ces derniers mois. J'ai recruté de nouvelles têtes, j'ai réorganisé le journal, j'ai motivé les troupes. Nous avons ainsi pu vous offrir cinq numéros, sans interruption ; de cela, je suis fier.

Mais aujourd'hui, je ne puis plus porter cette responsabilité sur mes épaules, et c'est pourquoi je ne serai plus que simple chroniqueur. Car l'enthousiasme suscité par la renaissance de l'Echo, peu à peu, s'est émoussé, autant chez les lecteurs qu'au sein de l'équipe de rédaction. Il y a eu des démissions (deux ce mois-ci) et seulement deux nouveaux postulants au cours de ces cinq derniers mois - dont Enerus ce mois-ci, que je félicite une fois encore. D'aucuns reprochèrent le manque de réactions du lectorat, et que les rares s'adressaient exclusivement à Coconut et moi.

Vous remarquerez que, pour ce numéro, seuls Coconut et moi - et Enerus, par l'article dans sa candidature - avons contribué. Aucun autre chroniqueur, malgré bien des promesses, ne nous a soutenu. Je suis déçu de publier ce numéro réduit, alors que je tentais de donner le mois dernier un nouvel essor au journal, via une organisation plus ambitieuse encore. Les lecteurs, les rédacteurs, et enfin ma propre motivation, m'ont abandonné.

Adrian Mander

Ex-Rédac'chef.

C'est l'heure du crieur

Salut mes Z'héros ! Un nouvel article tout frais, bien complet, voilà ce qu'il vous faut pour être « in » en salle commune, pour tout savoir sur tout ce qu'il s'y passe. Entre les nouvelles du mois postées chaque premier du mois et cet article ciblé sur le « Projet M », vous n'aurez plus aucune excuse pour être à la ramasse.

Parlons donc de la médiévalisation de la salle commune, qui a débuté ce mois-ci ! Si si, ça se dit, faîtes un peu confiance à votre nouvelle Reine. Bien sûr, ce projet a été fait avant tout pour rebooster mon ego, mais il pourrait bien être en plus bénéfique à l'activité de la salle commune. D'une baguette deux sortilèges, notre Adrian est décidément bien talentueux !

Ce projet a d'abord été lancé par le Sacre de la Reine, animé par celui cité un peu plus haut sur la #réserve (souhaitons-lui bonne chance pour son poste d'Elfe, c'est notre seul espoir d'obtenir des boissons gratuites) avec de petits jeux sympathiques. Si vous n'y étiez pas hé bien... Vous n'y étiez pas. Dommage, vous n'aurez pas ma bénédiction, et Merlin sait ce qu'elle vaut.

Et cette animation sur le long terme commence fort avec le Faubourg des Avatars où vous pourrez trouver de quoi vous relooker en suivant la mode. N'oubliez pas d'y faire un tour, on a jamais vu d'Hermione ou de beau mec imberbe en période Moyenâgeuse. 

Le Moine Gras vous attend aussi au tournant, avec le jeu-concours qui consiste à recouvrer ses mémoires. Il compte sur vous ! Après tout, ce projet était là pour lui faire plaisir à la base... Ah ce Moine, on le chouchoute un peu trop !

C'est terminé pour cette fois, profitez bien de tout ça et n'hésitez pas à proposer de nouvelles idées, c'est votre salle commune.

Par Coconut Dynamite

Les ordres médiévaux


DE L'ORDONNANCE DE LA MAISON DE LA REINE,

telle que la déclama le prince et grand chansonnier Adrian.


Il y eut la reine, la première des Gloires ;

Elle prit pour enfants princes et princesses.

Tous trois eurent tâche d'embellir la maison

Où grandit l'hermine, l'étoile souterraine.

Lors vinrent les rampants, corps gelés et ingrats,

Monstres méphitiques tant que cacophoniques ;

Auxquels s'opposa la symphonie des lames

Des chevaliers, dont les serpents craignent la lance.

Ils firent du venin sur les portes dorées,

Bile emplie de ruse, mauvaise par essence ;

Les flèches répondirent, tonnerre des archers

Qui demeurent pour nous dans le ciel et les vents.

Loin la voix des crieurs rapporta ces exploits,

D'une oreille à l'autre par la voie des échos ;

Et nul n'ignore plus la Gloire de la reine

Dont chacun des sujets a serti la couronne.

Le foyer victorieux est aussi chaleureux,

C'est l'oeuvre patiente de tous les troubadours.

Les regards s'émeuvent des trésors des orfèvres ;

Le palais est empli des chants et lais des bardes.

Commentaire : Ici sont présentés les différents ordres auxquels pourront appartenir les membres, dans le cadre de l'animation Poufsouffle Médiévale. La reine et ses princes équivalent à la directrice de maison et ses préfets ; les archers sont les joueurs de quidditch ; les crieurs sont les chroniqueurs ; les troubadours sont les artistes, séparés en orfèvres (graphistes) et bardes (écrivains) ; quant aux chevaliers, il s'agit d'un ordre honorifique, présentant plusieurs avantages pour ses membres.


Par Adrian Mander

Illustré par les Bl'héros du mois de Coconut Dynamite

L'animalerie d'Enerus : le mandrill

Qui dit nouveau Den Den dit nouvelles rubriques, en voici une, avec l'animalerie d'Enerus. Nous apprendrons ici à mieux connaître nos amies les bêtes, au-delà des tristes définitions données par Wikipédia et autres. 

Nous nous intéresserons pour cette première au curieux Mandrill, avec tout d'abord une courte définition et une photo pour vous mettre les idées en place:

Le mandrill (Mandrillus sphinx) est un primate de la famille des cercopithécidés, apparenté au babouin et très proche du drill. Courte définition

Soit, la partie intéressante arrive enfin, nous allons pouvoir connaître tous les secrets de cette espèce. Comment me direz-vous? C'est très simple, on va interviewer la plus grande star des mandrills, j'ai nommé Rafiki ! Connu dans le monde entier, il est doté d'une grande sagesse et pourra certainement nous en dire long sur son espèce. Je suis donc parti vaillamment le rencontrer. 

Entretien avec Rafiki:

Enerus: Bien le bonjour Rafiki, enchanté de faire votre connaissance !

Rafiki: Awim Bawé, awim bawé awim bawé.

E: J'avais oublié que c'était un chieur . Bon vu que j'ai introduit le sujet, pouvez-vous répondre à la question que l'on se pose tous, pourquoi avez-vous un cul bleu ?

R: Eh bien cela remonte, jadis nous n'avions pas le cul bleu. Mais mon ancêtre Magmachierond a un jour décidé d'aller chier lors d'un hiver très rude. Il resta bloqué pendant 8 longues semaines, avant que ses compagnons ne viennent le sortir de ce mauvais pas. Il fallut l'arracher de son trône, pendant ce laps de temps son cul a changé de couleur, bleuté par le froid. Et la partie rouge... non je ne ferais pas plus de commentaires.

E: Voilà qui éclaircit tout. Dites-moi maintenant, le mandrill est-il un être solitaire? On vous voit seul parmi des... lions lors de vos plus célèbres faits et gestes. En est-il ainsi de tout le monde? Et avez-vous combler vos plaisirs avec Moufassa ou Simba?

R: Vos questions sont vulgaires et inintéressantes mon cher... Non les mandrills ne sont pas solitaires, je me suis juste fait rejeter de mon clan à l'âge de 5 ans surpris en train de flirter avec un sympathique bonobo, ce fut un épisode douloureux de ma vie (psychologiquement e physiquement). J'ai donc du rejoindre la terre des lions et faire preuve d'abstinence, du moins jusqu'à l'arrivée du bel étalon Pumba.

E: Je vois ! Grâce à mes questions nous savons à présent tout des mandrills, merci beaucoup Rafiki, un conseil pour la route?

R: Vois au-delà de ce que tu vois...

E: Je vois la sortie du Den Den 11 ! 

A bientôt pour une prochaine "Animalerie d'Enerus"

Par Enerus l'érudit

L'invité mystère du mois


Hi ! Moi c'est Stalone le Bacon, le morceau de bacon le plus croustillant, le plus exquis que vous n'ayez jamais goûté. Ni trop chaud ni refroidi, épicé juste ce qu'il faut... Je suis sûr que pas un de vous ne saurait refuser de me croquer. Mais c'est du dur ce bacon, c'est du muscle, pas du jambon de parme ! Alors si vous voulez en bons gourmands m'avaler tout rond il va falloir tenir vos résolutions... Et je sais exactement qui devrait faire lesquelles, grâce à mon don de légilimancie et mon observation sans faille de ces derniers jours !

Notre cher rédacteur en chef, Adrian, qui a accepté que je publie cet article dans son journal (après que j'ai gagné haut la main au bras de fer), devrait sans doute s'occuper un peu plus de l'amour de sa vie ; Princesse Adrianne, qui se sent quelque peu délaissée. Je me serais bien occupée d'elle, mais... j'ai un minimum d'honneur (et elle de bons réflexes...). 

Les aisselles de Mumf Carter doivent sentir le bacon à force d'avoir toujours les mêmes vêtements. Peut-être devrait-il prendre comme bonne résolution de changer de temps en temps... ?

Kokye, elle, devrait arrêter les cookies, ça fait grossir et donne de grosses cuisses ! Je lui conseille de se mettre au bacon, c'est plus sain. 

Par Coconut Dynamite

Les Chevaliers de Mélée - Episode III : Le Conseil du Prince Noir


Un visage fatigué surgit des ombres, lorsqu’une petite flamme jaune jaillit à l’extrémité de l’allumette, qui s’engouffra à l’intérieur d’une pipe pour en brûler le tabac. Les yeux de Norünwel, phares pensifs dans la fumée grise, fixaient inlassablement un parchemin manuscrit, posé sur sa massive table de chêne. Cette lettre, c’était en vérité une missive venue d’Heilagr, et elle portait le sceau de Thurn und Taxis, désormais surmonté d’une couronne princière.

 

Deux semaines auparavant, suite à l’embuscade forestière dans laquelle Xeros Barda avait péri, la reine Koneult, affligée par le chagrin, avait dû se résoudre à désigner un successeur à feu son fils ; son choix s’était alors porté sur le seigneur le plus puissant – et le plus rude – de la Mélée, celui-là même dont le domaine avait été le théâtre de la tragédie. Ainsi prit-elle Adriaen pour fils, devant bon nombre de nobles et l’esprit conjuré de son père Ulrich. Le maître du rocher de fer, déjà influent à l’Est du royaume, avait ainsi étendu sa poigne, et était officiellement devenu l’un des prétendants au trône du pays des collines. Toutefois, cet honneur suscitait la controverse chez bon nombre de seigneurs, et Norünwel, résident du Châteaubleu et maître des rivages occidentaux, était de ceux-là.

 

Tandis qu’il fumait, anxieux, et relisait d’un regard lointain le courrier princier, son neveu Gil fit irruption dans le bureau. C’était un bel homme, dont la jeunesse ne lui permettait pas encore la connaissance précise qu’avait son oncle sur certaines grandes personnes du royaume. C’est pourquoi il se référait toujours à la parole de son aîné, qui se déplaçait de moins en moins hors de son domaine, encore moins pour défendre son avis lors d’un conseil extraordinaire – comme cela lui était demandé par le nouveau prince de Mélée. Tous les seigneurs, en personne ou par voix d’émissaire, avaient été conviés, et il se chuchotait que l’assemblée serait grave, mais que pourraient l’être plus encore ce qui en ressortira.

 

Gil devait quitter Châteaubleu dans l’heure suivante ; avant cela, il avait sollicité une dernière fois les mots de Norünwel. Il demanda :

 

« Je sais vos convictions, et les partage ; mais il demeure un trouble en moi, sur le prince et seigneur guerrier de Thurn und Taxis. Vous, mon oncle, qu’en pensez-vous ? »

 

« Peu de certitudes, mon garçon ; car c’est la rumeur qui nourrit mes inquiétudes. Je n’ose y prêter trop de crédit tant elle me terrifie, mais je la sais malheureusement crédible. Toi qui vas prochainement rencontrer Adriaen le noir, j’espère que tu me reviendras porteur de réconfort, et que tu infirmeras la confidence qui suit.

« Beaucoup de brume subsiste quant aux circonstances exactes de la mort de Xeros le doré. Ce qui s’est officiellement produit, c’est de la bouche d’Adriaen que nous le savons, et il le tiendrait lui-même du témoignage d’un survivant de l’assaut de ces barbares forestiers. Peu de preuves, et l’étrangeté de la victoire de sauvages appauvris face à une dizaine de chevaliers. Rien n’est certain, comme je te l’ai dit, et c’est dans tel contexte que les murmures font frémir, même les plus sceptiques d’entre nous.

« L’intronisation d’Adriaen soulève également l’interrogation. Il est si rare que ce dernier sorte de sa forteresse, et il m’est difficile d’imaginer Koneult la généreuse, la plus pacifique des quatre enfants d’Ulrich de Bardière, confier de son pouvoir à un esprit si belliqueux. La perte de son fils l’a affligée, d’aucuns disent que le maître de Thurn und Taxis tient les réflexions de la reine entre ses griffes, et qu’il la manipule dans son intérêt. »

 

« Une conspiration aussi malsaine peut-elle réellement se tramer à Heilagr ? »

 

« Je le crois. Adriaen est un méléen parmi les plus fiers et patriotes, et ne fera rien qui porte selon lui préjudice au royaume ; mais il a un dessein, que je pressens lourd de conséquences pour les jours à venir, et il est fort probable que tu en sauras davantage au conseil qu’il a convoqué. »

 

« Et quel serait ce dessein ? »

 

« Tu le découvriras bien assez tôt, si je suis dans le bon. J’espère cependant me tromper. »

 

Ils poursuivirent un moment leur discussion ; puis Gil passa les portes de Châteaubleu, et chevaucha vers l’Est ; et il parvint quelque deux heures plus tard la capitale.

 

La cité était vivante, et lumineuse aussi : les maisons, construites de pierre claire et de chaume chaleureuse, saluaient le soleil qui circulait dans chaque rue ; et chaque avenue chantait, car le peuple méléen marchait là, ou s’attardait devant l’une des multiples échoppes, dont émanaient des fragrances florales et des parfums alléchants. C’était, proclamait-on, le carrefour des belles gens, ces individus qui tirent plaisir de ce qui croît dans la nature – roses, laines, ou volailles –, ces aristocrates dont les deux seuls privilèges étaient de savoir et de pouvoir savourer tout ce qui était bon. L’émerveillement de Gil ne s’était pas estompé avec le temps.

 

Il remonta la grand-rue, jusqu’au palais royal. La demeure de la reine Koneult, à l’image d’Heilagr, était accueillante. Ce n’était pas là une forteresse taillée pour briser les assauts ennemis comme l’était Thurn und Taxis, mais une demeure construite pour l’hospitalité et les banquets. Gil y  entra, et bientôt rencontra Koneult Barda. Il s’étonna d’être accueilli par la reine en personne, mais c’était bien là sa charmante étrangeté. Il ne devait certainement pas en être de même chez le reste de sa fratrie.

 

« Gil,  porteur de la voix de Norünwel, soyez le bienvenu en ma demeure. »

 

Et il lui retourna ce salut, si solennel qu’il en devint presque ridicule.

 

« Je n’ai pas encore les printemps et ne suis pas suffisamment vénérable pour de telles politesses ! Vous pouvez vous contenter d’un « bonjour », car il me souhaite d’heureuses heures, et c’est là tout ce dont j’ai besoin – vous pouvez aussi ne pas me saluer du tout, comme le font mes propres enfants… »

 

Elle se tut. Le deuil pesait toujours lourdement sur elle ; aussi conclut-elle moins joyeusement :

 

« Le conseil aura lieu à la tombée de la nuit. Le seigneur et prince Adriaen a demandé qu’il se tienne dans les salles souterraines. On viendra vous chercher à votre chambre. »

 

Et ce fut elle encore qui le guida dans les couloirs lumineux du château. Le soleil était encore haut dans le ciel, Gil se permit donc un bref repos. Le lit était douillet, et il eut bien du souci pour ne pas s’y endormir – ou du moins, pas trop profondément. Cependant, il fut chanceux de s’éveiller aux heures rougeoyantes. Il estima que le conseil débuterait d’ici une heure, et put longuement se préparer. Il tâcha notamment de se remémorer des précieux conseils de son oncle, ainsi que de ses avertissements. Il se demandait aussi comment pouvait être le nouveau prince de Mélée – et ne devait probablement pas être le seul. De cet individu intrigant, on savait finalement peu de choses, et il s’était tant emprisonné entre ses propres murs que la plupart des émissaires présents ce soir le verraient certainement pour la première fois.

           

Puis, ce fut l’heure ; et la reine revint à sa porte, et elle le guida à travers les couloirs de son palais, jusqu’à des souterrains moins hospitaliers. A la lueur mourante du crépuscule se substituèrent les ténèbres, et ces salles étaient froides. Bien qu’il n’ait jamais assisté auparavant à pareille assemblée, Gil sut tout de suite que c’était là une marque du nouveau prince, et que les conseils devaient de coutume se dérouler dans un espace plus accueillant.

           

Il fut parmi les derniers à parvenir dans la salle choisie - vraisemblablement une cave réaménagée pour l’occasion. Le conciliabule put alors débuter, malgré l’absence d’Adriaen. Devaient y être abordés plusieurs sujets d’ordre administratif, sur l’ordonnance de la Mélée. C’était la pratique, lorsque les princes se réunissaient dans la demeure royale ; et le seigneur de Thurn-und-Taxis avait apparemment choisi de s’y soustraire. Cela ne manqua pas de susciter les murmures parmi les nobles et leurs émissaires, qui y voyaient là un irrespect total.

 

Mais lorsqu’il entra enfin, tous se turent. Adriaen Barda, seigneur guerrier du rocher de fer, et prince de la Mélée, pesait de toute sa stature et de son regard sombre sur chacun des membres de l’assemblée. C’était, en vérité, une entrée qu’il avait mûrement méditée : il désirait non seulement s’épargner l’ennui de sujets inintéressants pour lesquels, toutes ces années, il ne s’était jamais déplacé en personne, mais il voulait également qu’on le remarque. Gil se souvint alors des mises en garde de son oncle.

 

« Ce n’est point pour discutailler de finances ou de moissons que je vous ai ici convoqués, messieurs et mesdames et voix de la Mélée. Ce qui m’importe - et il doit en être de même pour tous - c’est l’assassinat du prince d’or. Notre souverain, et pour certains notre ami.

« Cette mort fut autant tragique qu’impromptue. Ce que nous savons, c’est qu’elle est le méfait direct des barbares forestiers, qui pillent et sévissent dans le Nord-Est - mes terres, notamment, dont je les chasse fréquemment. J’en sais donc à leur sujet, suffisamment pour trouver cet attentat étrange. Comment une horde de sauvages en haillons aurait-elle pu venir à bout d’une compagnie officielle ? Comment leurs pics de mendiants auraient-ils pu percer l’armure du prince d’or ?

« Un terrible soupçon est né dans mon esprit, lorsque je vis mon prince mort à mes pieds ; et ce que je découvris en venant à Heilagr a achevé de me convaincre de la gravité de cette affaire. »

 

A ces mots, il sortit du revers de sa cape un papier, qu’il lança au milieu de la table ronde. C’était une lettre, dont le sceau rouge avait été brisé. L’appel de Thurn-und-Taxis, qu’Adriaen n’avait en réalité jamais envoyé.

 

« Cette lettre, scellée par mon sceau à mon insu, a attiré le prince dans le coupe-gorge de la forêt. Vous tous savez qu’il est impossible de contrefaire parfaitement un sceau officiel, et jamais un faux ne serait passé outre la vigilance de Xeros. Cela signifie que... »

 

« ... la traîtrise est dans nos rangs » acheva l’un des seigneurs ; et Gil en fut saisi par la terreur, comme tous. Des regards s’échangèrent, et les rumeurs sur le seigneur de Thurn-und-Taxis s’imposèrent de nouveau dans les chuchotements. Ce dernier frappa durement du poing sur la table.

 

« Fous que vous êtes ! Il n’est aucun d’entre vous qui soit plus affligé que moi de savoir que la conspiration provient de ma propre forteresse. Toutefois, je persiste à croire que les fils de cette machination ne sont pas tirés par un méléen ; et je me demande quels mots ou quelles richesses auront corrompu la loyauté qui à nous tous est si précieuse.

« Voici ce que je crois : un ennemi, dans l’ombre, nous inocule peu à peu le poison de la discorde. Il a tué l’un de nos princes dans un piège odieux, pour lequel il a acheté l’un de mes servants, et procuré de nouvelles armes aux barbares forestiers. C’est un ennemi qui avance avec ruse pour fragiliser la Mélée de l’intérieur, par le meurtre et les doutes ; et, lorsque l’anarchie sera, il se dévoilera enfin, et nous portera l’estocade fatale.

« Il est rusé, et c’est ainsi que je le nomme : Wyld, roi de Cérastes. »

 

La cohue redoubla, ne se dissimulant plus en murmures d’une oreille à une autre. D’aucuns approuvèrent les pensées d’Adriaen, tandis que d’autres l’insultèrent publiquement de conspirateur. Gil, encore inexpérimenté de ces assemblées, ne sut quoi en penser immédiatement ; toutefois il présageait que le spectre que Norünwel craignait tant allait surgir. Lui-même devinait ce que son oncle avait tant craint.

 

« Voyez comme l’œuvre de ce roi puant s’accomplit ! La décision qui va suivre, il n’ignore pas que je suis le seul en ce royaume capable de la porter, car je suis Adriaen le noir, alors que la bonté entraverait tout autre seigneur face à cette responsabilité. Son but ultime est de mener les cérastiens à l’assaut de la Mélée, de la ravager, et d’y étendre son royaume et ses maléfices.

« C’est une guerre fratricide entre les enfants d’Ulrich de Bardière, et elle est désormais inévitable. Aussi... »

 

Le silence, lourd et pesant, tomba aussitôt ; et les échines furent parcourues de frisson. Gil, et Norünwel, virent leurs peurs se confirmer.

 

« ... c’est nous qui déclarerons la guerre. »


Par Adrian Mander

Illustré par Coconut Dynamite

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Par Coconut Dynamite

Le mot de la fin, par Adrian Mander

Je quitte certes mes fonctions de rédacteur en chef, mais mon implication au sein de la maison n'en est pas amoindrie. Au contraire, je peux ainsi pleinement me consacrer à ma tâche de préfet, et apporter un renouveau par mes idées et ma motivation. Une fois encore, je remercie Coconut, Miyaji, et également Xerion de m'avoir fait confiance, et j'assure à tous les membres de Poufsouffle que vous ne serez pas déçus !

Ma candidature était portée par un projet ambitieux, tel qu'il n'y en a jamais eu dans aucune autre maison de Poudlard12 ; ce projet, c'est Poufsouffle Médiévale. Il s'agit d'une série d'animations pour les prochains mois, ainsi que d'une ambiance médiévalisée de notre maison. Des topics seront recréés dans cette ambiance, comme le bureau, la salle commune, ou les salles de bains. Surtout, ce que j'espère, c'est que vous tous trouviez dans l'honneur et la vaillance des chevaliers votre propre force, et que nous donnions à notre maison une identité puissante, pour affronter les médisances des Serpentards et de leurs copycats d'autres maisons.

Deux autres changements sont à prévoir : tout d'abord, la réorganisation des dortoirs, actuellement en réflexion, et qui devrait s'appuyer sur les grades blaireaux ; aussi la suppression de l'école du RPG, du moins sous sa forme actuelle. Discuter avec Jesse Riders, qui jadis fut mon mentor et depuis un compagnon dans cet art de l'écriture à plusieurs, m'a fait me rendre compte que je ne suis pas assez légitime pour un enseignement aussi théorique, et que rien ne vaudra la pratique pour relever les forces et faiblesses de chacun. Il n'y aura donc plus de leçons, mais des RPG au sein de la salle commune.

En espérant que ces changements, ces nouveautés, vous plairont.

Adrian Mander,

Préfet de Poufsouffle.

samedi 15 décembre 2012

Editorial


La composition de ce quatrième numéro de l'Echo a commencé en novembre par un débat, entre les rédacteurs et moi-même : ceux-là ne considéraient alors pas leur travail comme estimé par vous, lecteurs, jugeant que seuls les articles de Coconut et moi l'étaient. Un problème dont je n'avais jusqu'alors pas conscience, et face auquel j'ai pris la décision suivante : m'impliquer le moins possible dans ce nouveau numéro. 

De ma plume, vous ne retrouverez donc que cet éditorial, et le second épisode des Chevaliers de Mélée. J'ai en effet souhaité mettre en valeur le travail des rédacteurs de l'Echo, en leur offrant davantage d'espace et de visibilité. Cela n'a pas été simple, mais l'équipe a permis de sortir à temps un numéro aussi complet que les précédents, et qui je l'espère vous plaira tout autant. Je remercie plus particulièrement Amalia et Loona - ainsi que notre incontournable Coconut ! - pour leurs efforts ; et déplore l'absence des autres rédacteurs de l'équipe. A ceux-là, je veux leur dire que je peux comprendre une absence temporaire, mais que je ne peux malheureusement pas rester indéfiniment magnanime.

L'Echo du Blaireau est l'oeuvre de blaireaux motivés, et l'un des symboles de notre maison. Aussi, posez-vous tous la question suivante : "quelle image veux-je donner à ma maison ?" ; et là, j'espère retrouver les rédacteurs motivés que j'ai perdus pour ce numéro, voire même de nouvelles recrues - car, oui, les recrutements sont permanents, et ce journal est aussi le vôtre !

Adrian Mander

Rédacteur en chef

Poufsouffle cherche préfet(e)

Comme vous le savez à l'unique condition d'être passé en salle co' ces derniers jours, Xerion a démissionné, donnant ainsi l'occasion à de plus ou moins jeunes recrues d'essayer d'être à la hauteur du poste de préfet de Poufsouffle. Parmi eux, un seul sera choisi par Coconut et Miyaji, mais lequel ? Quelqu'un de motivé, qui pourra dignement représenter Poufsouffle tout en faisant vivre la salle commune. Ah oui, j'oubliais aussi: il faut une personne studieuse et loyale, pour représenter pleinement notre maison. On pourrait espérer aussi que Coco et Miyaji choisissent un garçon pour la parité.

La première partie, traditionnelle, s'est terminée le 05 décembre 2012, à 14 jour de la prétendue fin du monde libre à vous d'y croire, on ne vous impose aucune idéologie (mais si vous pouviez aimer les idées de Poufsoufle, ça serait cool).

Une deuxième partie était censée avoir lieu par la suite mais nul, mise à par Coconut et Miyaji, n'a su en quoi elle consistait vu que seul un tour a su déterminer le grand gagnant de l'EuroPoufsouffle: j'ai nommé le seul et l'unique, notre Adrian Mander national, rédacteur en chef de L’Écho de Blaireau et auror à ses temps perdus. J'aimerais lui souhaiter bon courage pour son nouveau poste.

Je peux également féliciter Loona McPerks qui est arrivée juste derrière Adrian en ce qui concerne le recrutement. Je suis certaine que comme lui, elle aurait fait du bon travail.

J'oubliais aussi de remercier Xerion pour son travail en temps que préfet et je lui souhaite une bonne continuation.

Par Amalia Van Kieser

Arrêtez de lire !

Comme vous le savez, ou pas, je suis une adepte de la littérature et je parcours sans cesse la bibliothèque à la recherche d’œuvres toujours plus originales. Vous pouvez trouver cette passion débordante d’ennui, mais que nenni ! La semaine dernière en me baladant dans la bibliothèque du château, je suis tombée sur un livre qui me semblait intéressant, je l’ai bien gentiment emprunté et ramené dans ma chambre. Je pensais pouvoir tranquillement le lire, mais au lieu de ça, j’ai découvert un être étrange dans le livre. Vous m’avez bien entendue, ou plutôt lue, quelqu’un était dans le livre, sagement, à attendre que quelqu’un le libère. Après quelques minutes de discussion, j’ai appris que le livre avait avalé ce pauvre élève et ce il y avait plusieurs semaines. A ces mots, je n’ai pas hésité, j’ai refermé le livre avant que le mauvais sort ne tombe sur moi. Mais je ne suis pas un monstre, rassurez-vous, j’ai emmené ce livre à Coconut pour qu’elle l’examine. Au final, tous les livres de la bibliothèque ont fini par être inspectés et 5 élèves ont été retrouvés, sains et saufs ! Donc un conseil, arrêtez de lire ou vous risqueriez de disparaître !

Par Loona McPerks

Un Noël pour Helga

"Regarde maman, j'ai reçu une boîte de chocogrenouille".

Qui n'a donc jamais prononcé cette phrase: "Regarde ce que j'ai eu pour Noël" ? Mais, selon vous, qu'aurait voulu notre chère fondatrice de maison, j'ai nommé bien évidement Helga Poufsouffle en personne ? Vous le savez sans doute, elle aimait la loyauté et le travail acharné, ce qui me donne une vague idée de ses attentes.

Elle aurait aimé que ses élèves restent attachés à ses valeurs, c'est à dire la loyauté, le fair-play et le travail.

De plus, je pense qu'elle aurait aimé que les blaireaux gagnent la Coupe des 4 Maisons: Poufsouffle n'a gagné que 3 coupes depuis la création de Poudlard12.

Helga aurait aussi aimé que l'on continue à rester présent dans le personnel: oui, nous sommes là tout comme les autres maisons.

Et surtout, l'essentiel selon moi, c'est que la salle commune continue à vivre dans la bonne humeur et dans le divertissement.

Par Amalia Van Kieser

Bientôt la fin du monde...

Comment sortir un numéro de l’Echo du Blaireau en décembre 2012 sans parler de la fin du monde prévu le 21 décembre 2012 ? Eh bien, comme c’est impossible, je me charge de cette mission. Peut-être que comme moi, votre cœur palpite plus rapidement chaque jour se rapprochant de la date fatidique, peut-être que comme moi, vous avez créé un bunker remplis de vivres pour survivre à l’apocalypse et peut-être que comme moi, au départ, vous avez des doutes. Et bien, jeunes gens, vous avez tord de douter, car lisez bien ce qui suit. Nostradamus a dit en 1503 « Du matin calme la fin viendra. Une fois le nombre de cercles alignés à 9 sera. Du cheval qui dansera ». Vous avez compris ? Non ? Cette citation est divisée en trois parties contenant des indices.

- Du matin calme la fin viendra, est le nom donné à la Corée.

- Une fois le nombre de cercles alignés à 9 sera, c’est le nombre qu’atteindra bientôt le nombre de vues pour la vidéo de Gangnam Style.

- Du cheval qui dansera , vous avez compris…

Si vous n’avez toujours pas compris, jetez un œil dans le monde moldu et vous comprendrez. En attendant, adieu tout le monde, j’ai été heureuse de vous connaître !

Par Loona McPerks

L'invité mystère du mois

Bonjour petits Blaireaux de mon cœur ! Je me présente ; Pixie Jolie, un des nombreux lutins du Père Noël, spécialiste des cadeaux. Je peux connaître en un froissement d'ailes le cadeau que désirent le plus toutes les personnes possibles ! Et à Poufsouffle, j'ai trouvé de jolis souhaits... Je vous montre ?

Commençons avec Eléanor Hopkins... Le froissement d'ailes ne fut pas utile dans son cas : il m'a suffit de consulter sa pensine pour deviner qu'une créature, n'importe laquelle, lui ferait le plus grand plaisir. Mais n'oubliez pas de lui donner un nom loufoque ! 

À Princesse Adrianne, si j'étais à votre place, je lui offrirais une nouvelle robe ou un magnifique diadème. On raconte qu'elle en a déjà des dressings entiers, mais une princesse n'en a jamais trop, n'est-ce pas ? Mais, si vous êtes un peu plus aventurier, cherchez-lui plutôt un crapaud cachant un beau prince. 

Un Rapeltout ne ferait pas de mal à Xerion, pour être sûr qu'il n'oublie jamais cette merveilleuse maison que j'ai eu le plaisir de visiter ces derniers jours pour mon enquête de Noël !

Pour ce qui est du cadeau de Casmir, cela me semble évident... Un nouvel avatar ! Non pas que le sien ne soit pas... fort attirant, mais il serait temps, grand temps, de changer.

Pour Medium, je n'ai eu qu'à écouter ma chère conscience qui m'a conseillé une boule de cristal. Son prénom en dit long sur ses capacités et puis, ainsi, peut-être pourra-t-elle nous en apprendre davantage sur l'avenir de cette maison ?

À Alice Garance et George Gregory, offrons donc un tapis volant ! C'est très in dans les pays orientaux et, ainsi, ils pourront se rejoindre quand bon leur semble...

De nouveaux balais pour Lilwenn et toute la fière équipe de Poufsouffle, voilà qui ne ferait pas de mal. Mais c'est fort coûteux, il va falloir vous y mettre à plusieurs pour leur payer ça... La victoire n'a pas de prix !

Esmeralda, elle, aurait bien besoin d'une Potion pour rajeunir... Un élève de soixante-deux ans, n'est-ce pas un chouilla trop ? Les cheveux gris ne sont plus à la mode depuis longtemps jeune fille.

Enfin, surtout, n'oubliez pas le Moine Gras. Quelques poissons pourris feront l'affaire !

Par Coconut Dynamite

Interview d'un blaireau extraordinaire (le titre est de Lilwenn, je précise =°)

Lilwenn: Bonjour à vous mes petits Blaireaux!

Aujourd'hui, je vous propose de découvrir un peu plus notre cher Adrian, Mister Poufsouffle 2012, nouveau préfet, écrivain, etc... si je devais tout citer, j'en aurais encore jusqu'à demain, donc je vais m'arrêter là! 

Bref, passons tout de suite au vif du sujet, plutôt que de s'éterniser en vains bavardages... 

Salut Adrian!

Adrian: Bonsoir Lilwenn !

L: Comment vas-tu? Pas trop de choses à faire en cette période de fin d'année?

A: Nooon, je dois simplement prendre mes marques en tant que préfet, préparer le grand projet de ma candidature, ainsi qu'un RPG d'intrigue pour janvier. Oh, et me trouver quelqu'un : mon lit est désespérément vide et froid cet hiver =(

L: Il fallait me le dire, je serais venue aussitôt! Hum. On se réjouit de découvrir tout ça en tout cas, et bonne chance! On attend (im)patiemment!

Sinon, en parlant de fin d'année... que penses-tu de l'annonce de la fin du monde?

A: Que la dernière chose que je ferai avant de mourir avec le reste de l'humanité, c'est un examen. Joyeux, non ?

L: Ah, là ce n'est pas de chance en effet. 

Parlons donc d'autre chose! Ne veux-tu pas nous donner un petit indice sur ce que tu nous prépares?

A: Mmmm... Je ne sais paaas 

L: T'es missant T.T

A: Bon, je vais lâcher un indice !

L: Ooooh *_*

A: Ça fera très plaisir au Moine Gras ! 

L: Et bien c'est une très bonne nouvelle! A vous petits Poufsouffle de faire tourner votre imagination et d'essayer de deviner ce qui se cache derrière tout ça... 

A: En plus, j'ai donné un indice trèès vague  J'espère que vous avez beaucoup d'imagination ! 

L: Ah ça... nous verrons bien ^^

Ensuite... si tu devais faire un bonhomme de neige, quelle forme lui donnerais-tu? 

A: Il ne fondrait jamais. Il y a quelques mois, j'ai regardé The Snowman, un dessin-animé de Noël. Et je pensais qu'à la fin, le bonhomme de neige redeviendrait juste immobile. Mais il avait fondu ; et j'ai pleuré pendant une demi-heure...

L: Pauvre bonhomme de neige... Mais ça ne nous dit pas quelle forme tu lui donnerais ^^

A: Mmmmm... Il serait simple, comme la plupart des bonshommes de neige. Ce qui le rend beau est ce que je peux ressentir pour lui, l'amour que j'ai mis à l'ouvrage. 

L: C'est très poétique, digne de toi! 

Bon, mon neurone n'a plus trop d'idées sur ce que je pourrais encore te demander, alors nous allons gentiment terminer cet interview. Un petit (ou grand) mot à dire aux Pouffys? 

A: Soyez forts ! 

L: Et bien, merci beaucoup Adrian! En tout cas, nous -je pense que je peux parler au nom de beaucoup de personnes- te souhaitons beaucoup de courage pour tes projets, et nous nous réjouissons de les découvrir (= 

A: Merci à toi, et à tous ceux qui me font confiance *-* 

L: (et je vous rappelle que notre Mister se sent seul et aimerait de la compagnie) 

C'est toi que nous devons remercier, pour tout ce que tu fais pour nous et notre maison ^^

A bientôt, et salue bien Princesse Adrianne! 

A: Entendu !

(Elle vous salue bien, elle aussi =°)

L: C'était Lilwenn, en direct de la #Réserve, pour l'Echo du Blaireau. A vous les studios !

Les Chevaliers de Mélée - Episode II : Le Prince d'or et la lance

Cinq hivers s’étaient écoulés depuis la mort d’Ulrich III de Bardière ; et les neiges avaient recouvert autant le royaume unique que le cœur des quatre roi et reines qui régnaient alors. Les murs et les forteresses étaient sortis de terre aux frontières de leurs domaines, la rancœur de l’un à l’égard de ses sœurs lentement croissait, tandis que la méfiance de celles-ci obscurcissait leur jugement ; ainsi approchait le spectre d’une guerre qui semblait aussi inévitable que voulue, bien qu’aucune armée ne se soit encore soulevée sous les bannières de son seigneur.

Un matin, de sombres nouvelles étaient parvenues à Heilagr, capitale de la jeune Mélée ; et le prince Xeros en personne s’en était allé plus tard dans l’alerte de ce message. Porteuse du sceau d’Adriaen, seigneur de Thurn und Taxis et le plus riche de la Mélée, la lettre faisait état des exactions grandissantes des barbares forestiers au nord-est du royaume. Terrés dans la forêt qui longeait la frontière cérastienne, il arrivait de plus en plus fréquemment que ces sauvages sortent pour piller les villageois voisins ; mais la forteresse de Thurn und Taxis était proche, et ils étaient vite chassés par les hommes d’Adriaen. Vive cependant était l’inquiétude de ce dernier dans son message, et il avait prié le prince d’or de conduire au plus vite une cohorte en renfort.

Lentement le soleil s’endormait à l’horizon, et le ciel rougeoyait lorsque Xeros et sa compagnie entrèrent dans la forêt qui entourait la région de Thurn und Taxis. Là, les arbres n’étaient plus des ancêtres bienveillants tels qu’on les voyait dans la Mélée profonde, mais des ombres inquiétantes où chaque hululement mille fois résonnait; et les collines bien plus hautes, en réalité les derniers reliefs montagneux de la chaîne de Haast où régnait Calya, la dame des aigles. Le prince approchait du rocher de fer - tel qu’était surnommé le château d’Adriaen - lorsqu’une dizaine de forestiers surgirent des feuillages et leur barrèrent la route.

Certains fixaient avec rage les méléens derrière leurs chevelure longue et sale, d’autres au crâne rasé assuraient le cercle armé avec davantage de discipline ; et l’un de ces sauvages, à la crinière sombre et au regard fourbe, s’approchait du prince. Il tenait dans ses mains une longue lance, dont la pointe acérée était comme capricieuse, ou assoiffée.

« Voyez-vous mes amis ce que nous tenons là, dit le barbare. De gros seigneurs à l’écorce dure et à la chair tendre. Cela me met en appétit RA AH ! »

« RA AH ! » reprirent-ils tous en cœur.

« Et celui-ci, oh ! que tu es beau, dit-il à Xeros, dans ton armure blanche et ton casque d’or. Ta dépouille fera assurément de moi le bandit le plus riche qui fut dans ces contrées ! »

« Garde-toi de trop rêver, fou, répliqua ce dernier, car tu te trouves sur la route de Xeros Barda, prince soleil de la Mélée. »

A ces mots, il tira Ewia la lumineuse de son fourreau, et son escorte en fit de même. Mais d’autres bandits, tapis dans les ténèbres, abattirent tous les chevaux d’une salve de flèches, et ceux qui les encerclaient resserrèrent leur étreinte, et achevèrent à terre tous les méléens. Quant à Xeros, il réussit longtemps à tenir tête au chef barbare et à repousser sa lance ; il ne put cependant pas esquiver le coup d’épée qu’on lui porta à l’arrière, puis une percée dans la poitrine. Ainsi mourut le prince d’or, le fer d’Adalphius le perfide dans le cœur ; et la mission de ce dernier était maintenant accomplie.

L’un des cavaliers méléens avait heureusement échappé au massacre en se réfugiant dans un buisson, et avait assisté au destin tragique de son seigneur. Une fois que les forestiers eurent collecté tout ce qu’ils purent trouver de précieux et s’en furent allés, il retourna auprès du corps princier, et fut dès lors certain que plus rien en son pouvoir n’était possible pour le ramener. Se refusant à l’abandonner aux rongeurs de la forêt, et Thurn und Taxis n’étant plus qu’à une heure de marche, il le porta dans ses bras et gagna la forteresse.

Quand il parvint enfin devant les murs austères du château, deux des gardes de la porte sud vinrent à sa rencontre, et aussitôt reconnurent le prince décédé. L’un d’eux se précipita à l’intérieur ; et le seigneur Adriaen apparut quelques minutes plus tard à la porte. Il courut devant le corps de Xeros, et se lamenta sur sa poitrine ; et personne ne vit combien son chagrin était grand. Car tous deux avaient jadis été amis et traversé la Bardière ensemble, et Adriaen était maintenant accablé par le regret de n’avoir jamais pris le temps, depuis toutes ces années, de sortir de Thurn und Taxis pour le revoir. Ses sanglots silencieux durèrent un temps ; ensuite il se releva.

« Comment ? » demanda-t-il simplement au méléen survivant.

Et il lui raconta tout ; jusqu’à ce que le seigneur l’interrompe.

« Me dites-vous là que vos chevaux ont été la cible de leurs flèches ? »

« C’est exact, monseign... »

« Et que la lance de leur chef a su passer au-delà de l’armure du prince ? »

« C’est exact, mons... »

« Par l’Enfer ! »

Et, sans donner plus d’explications, il se retira dans Thurn und Taxis, et les autres suivirent. Celui qui avait échappé à l’offensive des forestiers put retrouver ses forces et ses esprits à la table du seigneur, où des faisans étaient servis ce soir-là. C’était une viande qu’affectionnait beaucoup Adriaen, particulièrement lorsque celle-ci était saignante ; pourtant il ne releva pas la délicate attention des cuisiniers et n’avala rien. Tout le long du dîner, les circonstances de la mort de Xeros le tourmentaient, tant elles lui paraissaient étranges.

Il finit par prendre la décision de se rendre en personne à Heilagr, où il tenait à porter personnellement la funeste nouvelle à la reine Koneult ; mais où il voulait aussi infirmer - ou vérifier - le sujet de sa crainte. Seul Jorge, un capitaine en qui il plaçait sa confiance la plus totale, fut averti de son départ ; et il lui confia pour le temps de son voyage la gouvernance du château.

Il ne rencontra aucun brigand lors de sa chevauchée, et très rapidement sortit de la forêt, et cavala entre les basses collines. Il parvint à la capitale à midi, seulement accueilli par le parfum des rôtis que la reine avait elle-même cuisinés pour le festin. Cela n’était guère étonnant, car au contraire l’était la venue du seigneur à Heilagr, si peu habitué à sortir de sa forteresse ; et Koneult et sa fille Hijalie comprirent ainsi qu’un fait terrible s’était produit. La princesse se retira dans sa chambre pour y pleurer son frère, et la reine demeura coite sur son trône.

Elle dépêcha des messagers afin d’informer chaque ruelle de la ville, et d’autres pour informer la province de la mort de Xeros. 

La nuit tombée, des bougies étincelaient à chaque fenêtre pour célébrer le prince d’or. La princesse, qui était inconsolable, s’avança sur son balcon et chanta pour lui - un chant que les méléens reprirent pendant les jours qui suivirent, et que beaucoup eurent ensuite coutume de chanter lors de funérailles.

Cours à travers les collines,

Cours à travers la Mélée,

Avec blaireaux et hermines,

Jusqu’aux lointaines forêts,


Toi qui n’as courbé l’échine,

Quitte aujourd’hui la Mélée.


Vole au-dessus de mon toit,

Vole au-dessus des sommets,

Dans les cieux de la Mélée,

Parmi colombes et oies,


Vers l’aurore aux bras ouverts,

Prince, dors, toi fils ou frère.


Il ne restait plus à Adriaen qu’une chose à faire à Heilagr. Avec la bénédiction de la reine, il entra dans la chambre de Xeros, où se trouvait entre autres son bureau ; et dessus, une pile de parchemins jaunis. Il y fouilla avec attention, jusqu’à mettre la main sur ce qu’il cherchait. C’était un courrier, celui-là même que le prince avait reçu deux jours auparavant, et qui avait entraîné son départ. Le sceau qu’il avait fendu pour l’ouvrir était bel et bien celui du seigneur de Thurn und Taxis, et là se confirma une peur qu’il aurait préféré voir écartée.

Car Adriaen n’avait envoyé aucune lettre à Xeros.


Par Adrian Mander

Illustré par Coconut Dynamite

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