
Cher journal,
On peut dire que tu te fais vieux. 22 décembre 2014, on te donnait désormais le nom de "Crocs du Blaireau". Depuis, 100 éditions officielles sont passées pendant ces 116 mois - avec 8 hors séries. Une régularité de maître, tu ne trouves pas ?
Moi, dans toute cette histoire, je suis jeune tu sais. J'ai commencé à écrire dans tes lignes pour sa 48 édition. Beaucoup de choses ont changé. Mes camarades. Notre chroniqueuse-en-cheffe. Certaines choses sont restées les mêmes, comme les articles de recette, le fond qui réserve parfois des surprises, et tout un tas de choses que je laisse les curieux découvrir. Le temps passe, et tu t'embellis. Je te vois grandir de l'intérieur depuis longtemps, et j'en suis fière.
Nous avons à cœur de bien faire pour toi. Se renouveler et trouver continuellement l'inspiration n'est pas chose aisée. Pour être honnête, je ne l'ai pas toujours eue, et je ne l'ai pas toujours. Personne, à mon avis, ne peut prétendre avoir des idées chaque mois, sur une si longue période. C'est pourquoi il est nécessaire de prendre parfois du recul. Ne pas se forcer est la meilleure manière de continuer à t'apprécier. Heureusement, nous sommes toute une équipe dédiée à te faire vivre. Tu ne rajeunis pas la plupart d'entre nous, loin de là. Ceux qui te permettent d'exister te connaissent bien. La rédaction est composée de passionnés qui ne comptent pas leurs heures pour te donner vie chaque mois. Chacun apporte sa pierre à l’édifice, des journalistes aux illustrateurs, en passant par le seul et l'unique correcteur. Je le sais car j'en fais partie, et j'en vois les rouages.
Toi, "Crocs du Blaireau", tu as su créer une communauté de lecteurs fidèles. Oh pas très vaste, mais grâce à eux, chaque édition est un accomplissement que tu peux être fier de partager. Les quelques rares retours de nos lecteurs sont précieux, ils nous encouragent et nous guident pour continuer à nous améliorer. C'est pour ça que tu en es là.
Toi, "Crocs du Blaireau", tu as encore de belles années devant toi. Nous continuerons à te choyer, à te faire grandir. Parce que tu le mérites, et parce que tu es bien plus qu'un simple journal. Tu es une aventure humaine, une histoire d'amour avec nos lecteurs. Et cette histoire, nous avons à chaque fois hâte de l'écrire ensemble, édition après édition.
Un jour, comme tout à chacun, je tournerai la page pour y tracer mes derniers graphèmes. En attendant, je tiens simplement à te le dire :
Je t'aime. Merci.






