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Aujourd'hui, je vous emmène dans la vallée de la Loue en Franche-Comté. Il n'est pas rare que les nuits de veille on conte aux petits et aux grands enfants la légende d'un sombre et maléfique destrier, le cheval Gauvin ou tchevâ Gâvïn en patois jurassien.

Bien que son nom fasse immédiatement penser au chevalier Gauvain de la célèbre table ronde du roi Arthur, il n'y a pas de lien entre les deux.

Notre créature aime hanter les forêts, les cimetières et les carrefours. Si vous voyagez de nuit, faites attention de ne point le croiser ou du moins, n'essayez pas de le monter. Car c'est là où les problèmes commencent, ou plus exactement, c'est là que tout finit.

Le cheval Gauvin est un magnifique destrier noir, paré d'une selle et d'un mors richement décoré. Tout est fait pour endormir la méfiance des imprudents. Imaginez ! Vous êtes à pied. Il fait nuit noire. Vous êtes fatigué et ne rêvez que d'une chose, trouver une auberge pour enfin vous reposer. Et voilà qu'apparaît devant vous un magnifique cheval qui vous laisse vous approcher de lui. Mais quelle aubaine pensez-vous ? Que nenni.

À peine êtes-vous monté sur son dos qu'il entre dans une course folle. Impossible de l'arrêter. Le cheval Gauvin n'a alors plus qu'une chose en tête : allez vous jeter dans un gouffre ou vous noyer dans une rivière.

Moralité de l'histoire, il est préférable de rester chez soi une fois la nuit tombée. Et surtout, évitez de monter sur un cheval qui n'est pas à vous.

Mais vu notre époque, je vous conseille aussi de ne pas monter dans une voiture nommée Christine. Pardon, je me trompe de sujet. Enfin ! Vous avez compris l'idée. Faites attention à vous ! On n'est jamais trop prudent ! Bien sûr, vous êtes libre de faire comme vous voulez.

 

À  très vite pour un autre portrait de créature.

 

 

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