Faire un article en duo ou en trio peut relever du challenge. Faire un article commun à toute une équipe peut relever de l’impossible. Alors pourquoi ne pas viser encore plus loin et faire un article inter-journal ? C’est en effet le défi que nous nous sommes fixés avec nos collègues des trois autres journaux de maison, à un détail près : il ne s’agira pas du même article écrit par les quatre journaux tour à tour mais d’un même thème ou d’une même citation discutée et/ou analysée par les quatre journaux. C’est une occasion pour vous d’avoir différents points de vue sur un même thème, et une occasion pour nous d’avoir un travail collaboratif d’une belle ampleur.

Nous débutons donc ce nouveau format proposé par notre collègue Matka de la VIPère (autant rendre à Appa ce qui est à Appa) avec la citation suivante :

« - En effet, approuva Dumbledore. Vous êtes plus courageux, et de très loin, qu’Igor Karkaroff. Vous savez, parfois, je pense que nous répartissons un peu trop tôt…» - Harry Potter et les Reliques de la Mort (Chapitre 33, « Le récit du Prince »).

Ce premier débat opposera trois chroniqueurs de qualité (très) supérieure : Noah dit Le Koala, Solenehab dit Le Chaton et Toma dit L’Autre. Et sans plus d'attente, notre équipe les retrouve au cœur d’une discussion (fort instructive) pour donner leurs premiers avis sur cette citation.

Le Chaton : J'ai toujours été d'accord avec Dumbledore sur ça. Je veux dire… Comment peut-on juger la valeur et le caractère d'un homme lorsqu’il est à peine âgé de 10 ans ? Alors qu'il n'a quasiment rien vécu ...

Le Koala : C’est en effet très jeune, mais ne dit-on pas que l’éducation commence dès son plus jeune âge ? Et qu'on devient ce qu'on apprend ?

L'Autre : Certes, mais notre personnalité peut également évoluer au cours de notre vie suivant nos expériences, notre histoire ou encore les découvertes que nous allons faire. Ce sont autant d'éléments qui façonnent les individus et les rendent uniques au cours du temps.

Le Koala : C’est vrai. Sauf qu’on ne peut pas refaire une répartition tous les ans. Ça enlèverait la dynamique du groupe d'arrivée et surtout ça enlèverait le côté maison. Car le but d’une maison est, comme son nom l’indique, le côté familial. Et si on change de “famille” tous les ans, ça ne le fait plus trop. On n’a plus les mêmes camarades, plus les mêmes repères.

Le Chaton : Tu n’as pas tort là-dessus. Mais ça conduit tout de même des sorciers tels que Peter Pettigrow à se retrouver dans la mauvaise maison. Et ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres ! Il y a Lockhart à Serdaigle également !

L'Autre : C’est vrai que lorsqu’on regarde Pettigrow ou Lockhart, on a des doutes sur les capacités du choixpeau à faire le bon choix ….

Le Koala : Après, il est aussi démontré que nous appartenons tous un peu à toutes les maisons. On a tous une part de courage en nous, tous une part d’intelligence, de loyauté et de malice. Seulement nous ne les exploitons pas toutes au même pourcentage. Et ce pourcentage ne fait qu'évoluer avec le temps.

L'Autre : Et en soit, si le choixpeau se base sur le caractère de l’enfant au moment où il fait le test, ça fait de mauvaises prédictions pour la suite.

Le Chaton : La part de courage de Peter Pettigrow est un poil absente ceci dit. Même à 11 ans quand il est rentré. Il veut plutôt être protégé et entouré. Le courage, il ne l'a pas vraiment

L'Autre : Mais il y a le côté opposé avec Neville qui s’est révélé sur la fin de la saga et a tué le serpent de Voldemort. Et pour le coup, même si ça a pris du temps, on peut dire que le choixpeau est tombé juste. Donc si c’est plus une question d’aspiration sur le long terme, il y a moyen que ce soit généralement bon mais qu’il puisse se tromper pour certaines personnes.

Le Koala : Il faut aussi considérer le fait que le choixpeau hésite pour plusieurs sorciers avant de les répartir. C’est la preuve qu’il ne s’agit pas d’un choix prédéfini en fonction de ta manière de penser ou d’agir. Il va analyser toutes les possibilités.

Le Chaton : Récemment j'ai aussi vu une vidéo (sur un support moldu) qui disait que les élèves étaient répartis non pas selon leur caractère mais selon ce à quoi ils portaient le plus de valeurs. Un peu à l'image des fondateurs : ils voulaient voir ces valeurs chez leurs élèves mais ne l'avaient peut-être pas entièrement eux-mêmes. Mais c'est aussi un autre débat de savoir quelle influence on veut nous fait devenir ce qu'on est.

L'Autre : Oui… quand le choixpeau n’existait pas, les fondateurs ne pouvaient pas tout connaître de leurs élèves même s'ils étaient Legilimens… ce n’était que des présupposés selon ce qu'ils voyaient à ce moment-là. C'était des biais.

Le Chaton : Donc si on résume, finalement, on peut dire que le choixpeau donne les axes principaux de pensées ou de valeurs vers lesquels chaque sorcier est censé tendre. Seulement, en fonction du contexte familial ou d’évènements particuliers, on n’est jamais à l'abri de certaines erreurs d’appréciation.

C'est ainsi que se termina ce premier débat des plus intéressants sur le sujet de la répartition. Le trio laissa alors la place à leurs collègues du Chicaneur afin de poursuivre sur cette lancée initiée par les blaireaux.

 

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