* Il était une fois deux blairelles en vacances. Enfin, en vacances, pas exactement. Elles étaient censées travailler pour le journal des Crocs. L'une d'elle se réveilla à un peu plus que mi-juillet pour aller voir l'autre : *

- J'ai pas d'inspi pour un article, tu veux pas qu'on écrive ensemble ?

- Si tu veux mais j'ai pas plus d'inspi que toi j'ai l'impression.

* Car là était tout le problème de nos deux chroniqueuses pendant leur sorte de vacances. L'inspiration était partie bien bien loin, les abandonnant à leur triste sort. Et quel sort épouvantable ! Elles étaient réduites à réfléchir à une idée. Alors, sans plus tarder, elles se lancèrent dans un petit brainstorming. *

- On fait quoooii ?

- Je ne sais pas, je comptais sur toi pour trouver une idée !

- Mais j'en ai jamais, tu le sais

-Pas faux ! Mais on fait quooooooi ?

* Nos deux chroniqueuses ont une capacité très importante à répéter les mêmes choses en boucle pendant longtemps . C'est pourquoi je vous épargnerai une partie de la discussion. Mais, enfin, une idée germa. *

- Sinon on fait rien ? On procrastine.

- J'ai déjà fait ça le mois dernier, ça va pas passer là.

- Ah ouais, en plus on va se faire taper sur les doigts.

- Pas que sur les doigts, je peux te l'assurer.

- Ouais...

- Ou alors, on leur amène une boîte de cookies, ça les adoucira un peu.

- C'est ce qu'on fait déjà à chaque fois que l'on s'approche du bureau. Et tu sais bien ce qui s'est passé la dernière fois qu'on a oublié

- Laisse-moi dans mon déniiiii

* Le déni c'est bien, pourquoi pas. Mais ce que les deux blairelles n'avaient pas encore remarqué était que leur Chroniqueuse en Chef était juste derrière elles et avait entendu toute leur conversation. *

- NON MAIS VOUS AVEZ CRU QUE VOUS ALLIEZ VOUS EN SORTIR COMME CA VOUS DEUX ?! AU BOULOT! ET JE VEUX DE LA QUALITÉ SINON J'APPELLE IVY ET SON DRAGON!

* L'une des deux blairelles lança un regard effrayé à sa collègue pendant que cette dernière affichait un grand sourire et ne comprenait pas vraiment la réaction de sa camarade. *

- Quoi ? Tu ne vas pas me dire que t'as peur des dragons quand même ?

- BAH SI!!!! CA FAIT PARTIE DES CRÉATURES QUI TE BOUFFENT TOUT CRU!! JE NE SUIS PAS SUICIDAIRE MOI!

- Rolalaaa, c'est pas possible celle-là, elle a peur de tout sauf des rats.

- BAH OUI, LES RATS EUX ILS NE FONT PAS DE TOI LEUR REPAS!!

- C'est pas très fun.

* La peureuse des créatures mangeuses d'humains continuait encore et encore à hurler contre sa camarade adoratrice de créatures dangereuses. Leur cheffe en avait marre et s'en alla, laissant les deux blairelles débattre sur ce sujet vital.

Au bout d'un certain temps, l'une d'elles réalisa que leur patronne était partie. La passionnée de rats commença à trembler. *


- Mais qu'est-ce que t'as ? Il n'y a pas encore de dragon! Calme toi!

- Non, mais je pense que ça ne va pas tarder, EDEN EST PARTIE CHERCHER IVY!! FUYONS!!!

* Tous les Poufsouffles présents regardaient la chroniqueuse hurler, ne comprenant pas exactement ce qu'il se passait. Ils savaient qu'Ivy faisait peur, mais à ce point ? Quand même, il ne fallait pas abuser. Mais s'ils avaient écouté Eden, peut-être auraient-ils compris la frayeur de la blairelle. Non, ils n'avaient pas écouté hurler la Chroniqueuse en Cheffe, tout simplement parce qu'elle criait tout le temps pour rien même si, pour une fois, elle avait eu raison.

Dans la peur de ce qui pourrait leur arriver, une blairette prit une décision pour les deux : la fuite. C'était sûrement la meilleure lorsque l'on se retrouvait dans ce cas de figure. Avec une discrétion battant tout record, elles partirent en catimini de la salle commune. *


- Il faut que l'on trouve un endroit où se réfugier

- Loin du monde ?

- Oui, bonne idée ! Très très loin. Au Groenland, ça te va ?

- Bah oui, il y fait froid, tu crois que je te dirai non ?

- Je le savais, mais si je ne t'avais pas demandé ton avis, tu aurais râlé.

- Mouais.

* Prenant le premier portoloin qui passait par là, l'une armée de ses pulls, écharpes, manteaux, et l'autre de ses tee-shirts et de son maillot, les deux jeunes filles se retrouvèrent dans le pays des pingouins, qui les accueillirent avec beaucoup de joie.

Des pingouins! Quel bonheur! Ces créatures ne mangent pas les humains, ce qui rassurait l'une des deux jeunes filles.
Mais alors que les pingouins leur souhaitaient la bienvenue dans leur pays froid, un tremblement de terre se fit ressentir. Une pause. Puis un autre. Les tremblements étaient réguliers et de plus en forts, c'était très étrange tout ça.

Les pingouins effrayés allèrent se cacher dans leur maison de glace pendant que les deux chroniqueuses se demandaient pourquoi il y avait des tremblements de terre au Groenland, et que si elles trouvaient la réponse, cela pourrait leur faire un bon article, et elles n'auraient donc pas à avoir affaire avec le dragon de leur préfète, au grand soulagement de l'une et au grand désespoir de l'autre.

Et enfin, l'une des deux jeunes blairelles trouva la source de ces tremblements. Elle aperçut au loin une immense silhouette qui se dirigeait vers elle. *


- Oh! Un géant!

- QUOI ???

* Plus la silhouette s'approchait, plus les jeunes filles voyaient de quoi il s'agissait vraiment. Le géant était devenu un géant blanc poilu. *

- UN YETI!

* Les deux collègues avaient prononcé ce mot en même temps, mais pas avec le même enthousiasme. Vous vous imaginez bien qu'une des deux tremblait, et ce n'était pas à cause du froid (pour une fois). *

- T'aurais pu me le dire que tu préférais les yétis aux dragons, t'aurais été excusée plus tôt!

- MAIS NON, J'AIME PAS LES YÉTIS ! IL VEUT JUSTE TE FONCER DESSUS POUR T'ÉCRASER.

* Désespérées devant la situation, les deux jeunes pffffftèrent dans une parfaite coordination. Elles avaient fuit un dragon et deux personnes terrorisantes pour se retrouver face à Yéti. Elles avaient presque gagné au change, non ? Une des chroniqueuse sembla cependant avoir une illumination. *

- Mais, c'est qu'il est blessé! C'est pour ça qu'il est si énervé ! Je dois absolument le soigner !

* Elle s'approcha de lui avec un calme certain, en prenant son temps pour qu'il se sente en confiance. Pendant ce temps, son amie était partie avec les pingouins se réfugier dans le petit refuge de glace. Là, au moins, elle était en sécurité, avec des créatures totalement amicales. Quarante minutes plus tard, sa collègue la rejoignit. *

- Eh bah, tu en as mis du temps !

- C'est parce qu'il avait une épine plantée dans le pied. Le pauvre petit choupinou ! Il devait souffrir !

- On parle toujours du Yéti, là ?

- Bah oui, pourquoi ?

- Non, rien...

* Toute fière, la chroniqueuse brandit un petit papier. *

- Regarde, j'ai écrit ça pendant ton absence ! C'est pas trop un article, mais je suis sûre que ça pourra passer.

- Mais oui, tout passe de toute façon. Montre-moi !

" Appel à la raizistensse ! Ont nez pas contants ! Luton contre latirranny deux Poufsouffle ! Rej-oie-niez nou au Greauhanlende, dent la mèzont eau pain-goint numéro troi. Anssamble, nou vinquron ! "

- T'as écrit tout ça en juste quarante minutes ? Trop forte !

- Oui, je sais, je me suis énormément dépêchée, mais ça me tenait à cœur !

- Waow ! Mais, pourquoi il y a autant de fautes ?

- Je voulais donner un peu de boulot au correcteur, il paraît s'ennuie sinon.

- Si tu le dis...