Enquête | Le bureau de Hope
Par Gaby le vendredi 1 avril 2022, 20:03 - Hors Série - 1er Avril 2022 - Lien permanent

Bon mes petites choucroutes caramélisées à l’haleine matinale d’un Serdaigle sous un angle de 39,4°, il faut qu’on parle. Ici Nuis Hance à l’appareil de bord, votre inspectrice sanitaire préférée. Moi qui pensait avoir tout vu à la suite d’une inspection d’un bureau d’astronomie où il y avait clairement un nid de caleçons sales mangeurs d’hommes, je crois avoir assisté à quelque chose d’encore pire : le bureau d'une directrice de maison. Ouais, ça peut paraître pas grand-chose au premier abord, mais croyez-moi, c’est bien tout le contraire.
Suite à deux plaintes anonymes venant des préfets de Poufsouffle, que je ne nommerai pas pour des questions d’anonymat, on m’a chargé de me rendre dans ledit lieu pour une petite inspection des familles. À l’extérieur, la porte du bureau semblait être à l’ordre : carreaux brisés, planches de bois à moitié mangées et présence importante de champignons. Mais encore là j’ai vu pire donc je ne me suis pas trop inquiétée, voyez-vous.
Puis, tout le cauchemar arrive quand j'ouvre la porte. Bon déjà la poignée était graisseuse (Merlin seul sait la main qui l’a touché avant), l’horreur quoi pour une mysophobe comme moi. À l’intérieur, l’état des lieux était sens dessus-dessous. Des parchemins partout, des tâches d’encres ici et là sur le sol ainsi qu’une importante réserve de mandragores (que faisiez-vous Hope avec autant de mandragores…?). D’un seul coup, ça m’a vraiment frappé avec l’odeur de blaireaux ne s’étant pas lavé depuis des semaines. Puis, j’ai vite compris que cette odeur venait des personnes attachées contre leur gré à des chaises, forcées de rédiger des articles pour ce journal.
Vraiment, le pire hôtel de ma vie quoi. Genre, j’ai payé pour cette chambre, alors vous vous imaginez bien ma surprise en voyant des individus en train de squatter ma chambre, et en plus attachés, pff ! Il n'y avait même pas de lits, ni de douches. Encore, les personnes attachées ne m’avaient guère surprise. Mais la non présence d’un matelas, ça alors, on ne me l'avait jamais fait avant !
Finalement, la propriétaire de cette chambre ne comportant qu’un bureau débarqua dans les lieux. Agressé par un Stupéfix, puis d’un Incarcerem, ce fut à mon tour d’être prisonnière avec ces paysans. Alors voilà, c’est comme ça que j'ai été kidnappée, puis forcée à écrire un article pour cette édition particulière. N’hésitez pas à venir me détacher, ou simplement à apporter de la nourriture. Dans les deux cas, je suis tout ouïe !
Ciao les blaireaux.


Commentaires
Je t’apporte une petite tomate cerise pour t’aider à tenir bon !