Elle vous a manqué, la revoilà pour une nouvelle saison, toujours plus fraîche, toujours plus belle : la minute culturée est de retour dans votre journal. Votre chronique arrive donc avec une nouvelle question :

Toma : Ok alors c’est parti… question : Je ressemble à une plante, je me nourris comme un animal et je me reproduis comme un champignon. Je suis ….

  • Réponse a : L'arrosoir de tatie Ginette
  • Réponse b : le chihuahua du voisin
  • Réponse c : Hazel qui a prit trop de calmants pour supporter les préfètes
  • Réponse d : un blob


Solène : Vous avez la possibilité de demander de l’aide au public, d’éliminer la moitié des réponses (50/50) ou d’appeler un proche.

SUSPENS ...

Toma : Si vous avez répondu autre chose que d, laissez-moi vous dire au revoir car vous avez perdu ! En effet, nous allons parler du blob.

Solène : Mais dis-moi Toma, c'est quoi un blob au juste ?

Toma : Physarum polycephalum, plus couramment appelé blob (oui je voulais me la péter avec l’appellation scientifique que personne ne comprend), est une espèce unicellulaire vivant dans les milieux frais et humides tels que les tapis de feuilles mortes des forêts ou le bois mort.

Solène : Et c’est quoi du coup ? Un animal ou un végétal ? Ou peut-être un champignon ?

Toma : Et bien … Aucun des trois, désolé. En fait, il a des caractéristiques qui sont tirées de tout à la fois : la plante, l’animal et le champignon. Il est visible à l’oeil nu et est généralement de couleur jaune. Il se nourrit de micro-organismes, ou encore de champignons, et de bactéries. En laboratoire, il est nourri avec des flocons d'avoine.

Solène : Euh … attends. Pourquoi est-ce que tu parles de laboratoire ?

Toma : Parce que c’est un des machins à une seule cellule les plus faciles à cultiver artificiellement (du papier absorbant humide et des flocons d’avoine suffisent). Il est aussi utilisé comme organisme modèle pour des études sur le fonctionnement des cellules.

Solène : Ok et ils font comment ?

Toma : Et bien en fait, comme on le disait au début, le blob n’est pas fan de la chaleur et il aime bien la fraîcheur. Il ne peut donc pas vivre à une température dépassant 29 °C. Au-delà de celle-ci, il entre en dormance (ça veut dire qu’il s’inflige un petit stupefix des familles pour économiser ses mouvements et ses forces). Du coup, la température de développement maximale se situerait entre 18 et 24 °C. Niveau lumière, le blob préfère l'obscurité, bien qu'il ne soit pas impossible de l'élever en présence de source lumineuse.

Solène : Du coup ce truc on le retrouve partout ?

Toma : On le trouve sur tous les continents, dans des milieux humides, doux et ombragés, en forêt, dans des arbres ou dans la litière en décomposition, mais aussi dans le désert ou sous la neige.

Solène : Beurk, c’est dégueulasse !

Toma : Peut-être, mais c’est surtout super étrange. Parce qu’on tente tant bien que mal de classifier tout ce qu’on connaît en sciences mais là, depuis qu’on l’a découvert, à part son nom et ce qu’on observe de lui, il reste un mystère.

Solène : Et … c’est tout niveau information ou il y a encore certaines choses bizarres qu’on devrait apprendre ?

Toma: Mais quelle transition très chère ! Et bien figure-toi que même si c’est un des trucs les plus simples du monde, il arrive quand même à … apprendre.

Solène : Quoi ? Tu débloques là … Comment un truc aussi simple peut faire une chose aussi complexe que l’apprentissage ?

Toma : Ben on parle pas non plus d’apprendre une poésie hein, ça reste des trucs primaires. Mais quand on le soumet plusieurs fois à une même expérience, il tend à comprendre ce qui lui arrive et va vers les bonnes options au lieu de répéter les mêmes erreurs.

Solène : Wow … C’est impressionnant en tout cas ! Et je pense qu’on a eu assez d'informations scientifiques pour aujourd’hui. Je ne voudrai tout de même pas saturer les cerveaux de nos chers lecteurs ! C’est donc pour cela qu’on espère que cette petite chronique côté scientifique moldu vous aura plu, et on se dit à la prochaine pour un nouvel épisode de la minute culturée !