mercredi 5 août 2026

La stagiaire

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La stagiaire


Freya travaillait dans un centre de soins pour créatures magiques. Le centre avait reçu un patronus prévenant qu'en forêt interdite gisait un fléreur blessé. Elle s'y rendit donc avec Lilith, une petite stagiaire récemment arrivée. Elle raconte son aventure.

Freya - Lorsque je suis arrivée près du fléreur blessé, un dragon de petite taille prenait son envol et s'éloignait rapidement à mon grand soulagement, car je craignais déjà qu'on m'ait fourni des informations erronées sur le patient.

Mais non, c'était bien un fléreur de belle taille qui eut un mouvement de rejet et me cracha dessus quand je tentai un pas vers lui, il devait souffrir terriblement

L'homme qui nous avait appelé avait raconté que quand il était arrivé, le félin tentait de dérober le repas d'un jeune dragon qui n'avait pas apprécié et le lui avait fait savoir. Il avait tout de même eu de la chance que ce soit un bébé, sinon il serait mort.

De loin , j'apercevais sa patte avant toute tuméfiée et toute pelée sur le dessus, et qu'il tenait devant lui sans la poser. Il était tout recroquevillé sur lui même, et visiblement peu disposé à laisser approcher quelqu'un. Ma collègue tenta un pas en avant, je l'arrêtai d'un geste

Lilith - Mais Freya, il faut aller voir !

Freya - Attends une minute Lilith, il faut prendre des précautions, ce n'est pas un chat c'est un fléreur, il est classé XXX par le Ministère et celui-ci a l'air assez sauvage . Il lui faut du calme, il doit sentir qu'on ne lui veut pas de mal, mais juste l'aider, il en est capable.

Pour ça, on prend son temps , et on mesure nos gestes, on va avancer tout doucement, pas à pas, sans le fixer dans les yeux, et on se garde une distance de sécurité pour le moment, ok ?

Lilith - Ok , j'attends là , puisque tu sais mieux que tout le monde . Tu veux les gants en peau de dragon ?

Freya - Heu non, aujourd'hui, j'aurais peur de lui rappeler un mauvais souvenir, il vient de se faire agresser par un dragon, je ne tiens pas trop à ce qu'il s'imagine que je suis de la famille . Mais je suis protégé, j'ai des gants normaux moldus en fausse peau, ça fera l'affaire.

Lilith - Pourtant en cours de SCM on a appris ...

Freya - Je sais ! Mais on va s'adapter.

Elle était toujours aussi désagréable cette pauvre Lilith et elle n'aimait vraiment pas ces interventions. L'animal devait le sentir car il grondait en la fixant d'un air peu engageant.

Je commençai à lui parler sans m'arrêter, toujours sur le même ton monocorde, en tentant de le rassurer. Je lui parlai de sa beauté , de son poil, de sa mauvaise rencontre, et de tout ce qui me passait par la tête y compris sa famille, la mienne, la météo, les temps qui courent, et toutes sortes de fadaises dont je ne me souviens plus.

Peu à peu, les grondements se calmaient et il semblait s'habituer à ma voix. Chaque fois, je faisais un pas vers lui et avançai ma main, et il se remettait à grogner tandis que je reprenais mon monologue, avant de faire une nouvelle tentative.

Lilith - Tu crois vraiment qu'il a tout compris ?

Freya - Mais je viens de lui donner le cours de la bourse, évidemment qu'il ne comprend pas !

Lilith - Parce que tu connais le cours de la bourse ?

Freya - Laisse tomber !

Peu à peu, je parvins enfin jusqu'à la créature. J'avais préparé une lotion analgésique en spray qui m'aiderait à pouvoir le toucher et à évaluer vraiment les dégâts, et surtout à pouvoir lui mettre ma pâte miraculeuse contre les brûlures qui sauverait sa patte, du moins je l'espérais. Encore fallait il pouvoir l'appliquer.

Je parvins enfin à force de patience, et après avoir menacé Lilith d'un silencio si elle n'arrêtait pas de parler fort, à m'asseoir à portée de la patte blessée et à vaporiser mon analgésique , toujours en continuant de parler et de rassurer l'animal. Il sursauta légèrement au contact du produit froid mais cela sembla lui convenir car il s'approcha un peu plus près, et il me laissa enfin le toucher.

De là, tout alla beaucoup plus vite. J'ouvris mon pot de pâte contre les brûlures, croisant les doigts pour que mon malade ne sente pas que le produit était à base d'écailles de dragon, ce qui était tout de même le comble de l'ironie ou un clin d'oeil du grand cycle de Dame Nature. Un fléreur brûlé par un dragon soigné avec une potion à base d'écailles de dragon...

Dans 24 heures, on ne verrait plus rien, et mon petit blessé allait déjà beaucoup mieux. Il me regarda, et je jurerais encore aujourd'hui qu'il me remerciait chaleureusement

Lilith - Bon on a fini là ? On peut s'en aller ? On a tout fait ?

Estomaquée, j'allais rétorquer à autant de culot quand la créature qui s'était levée se jeta subitement sur le pied botté de ma collègue et en griffa – pour ne pas dire arracha - tout le cuir. Elle se mit à hurler comme si on l'assassinait.
Le fléreur, pour ne laisser visiblement aucun doute, vint se frotter tendrement contre ma cuisse, en me regardant dans les yeux, avant de disparaître entre les arbres.

Lilith - Sale bête, mais quelle sauvagerie, tu as vu comme il m'a sauté à la figure ? C'est ça ces animaux sauvages, aucune reconnaissance, je me demande pourquoi on les soigne, et ma belle botte foutue aussi !

Freya - Lilith, ce n'était pas ta figure, c'était ton pied, même s'il a pu confondre et croire qu'il attaquait le siège de ton cerveau.

Pour info, tu n'as rien soigné du tout, car tu n'as vraiment rien fait pour m'aider et je pense que les créatures te font peur et que tu t'es trompée de stage. D'ailleurs, je crois que le fléreur a été clair et que c'est exactement ce qu'il a voulu exprimer avant de partir …

Et dire que ses bottes n'étaient même pas en peau de dragon ! Elle réussit à se les faire rembourser à force de réclamer et d'excéder la directrice du centre de soins aux créatures.

Quelques temps plus tard, Freya apprit qu'elle était stagiaire dans une boutique de mode sorcière . Les créatures, elle ne les soignait plus, elle les portait sous forme de vêtements.

 

 

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Quoi lire en vacances ?

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La période estivale est généralement l'occasion de lire. On est tranquille, l'esprit n'est plus aux contraintes quotidiennes des études ou du travail, du coup on en profite pour se poser avec un bon bouquin. Et là vous me dites : Je ne sais pas quoi lire.

Installez-vous, et laissez-vous guider.

Modern Fairytales de Mary O'Callaghan.
L'ouvrage compte actuellement 835 mots et se compose d'un chapitre. La couverture est sublime.
Mary nous offre une relecture des contes de notre enfance et elle commence par s'attaquer, pour notre plus grand plaisir, au célèbre "Petit Chaperon Rouge" qui pour l'occasion est renommé "La petite casquette rouge". Mary nous présente une héroïne bien de notre époque, qui n'a pas peur des grands méchants loup.
Je ne vous cache pas que ce premier chapitre est un véritable coup de cœur. Hâte de lire les prochains contes. Ses messieurs Grimm, Andersen et Perrault, n'ont pas de soucis à se faire, la relève est assurée. Merci Mary de nous faire vivre ses histoires autrement.


Nostalgies d'une Poufsouffle, la Pensine. de Nox De Leon.
Pour le moment l'ouvrage compte 3360 mots et se compose d'un chapitre.
Nox nous offre un moment rare et unique, celui de se glisser dans ses pensées. Au début, on se pose la question : Je lis ou je ne lis pas ? Car c'est un peu comme lire un journal intime. Puis on est porté par la richesse des émotions. Le chapitre est captivant et l'on ne voit pas le temps passer. Une fois l'ouvrage terminé, on a qu'une envie, lire la suite. Merci Nox pour ce touchant récit et vivement les prochains chapitres.


Océan d'âme, Terre de cœur. de AmbrosiaLuna. L'ouvrage comporte 6404 mots et il est composé de six chapitres. L'histoire est terminée. La couverture est signée de Jemima Romney.
Il est parfois difficile d'aimer, lorsque les cultures sont différentes. Océane, l'héroïne de l'histoire est déchirée entre deux mondes. Que va-t-elle choisir ? Suivez-là de la rencontre de l'homme de sa vie, jusqu'à sa décision finale.

 

 

Très bonne lecture à toutes et à tous !

 

 

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Concours d'écriture - À vos plumes !

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Ce mois-ci, les Crocs vous proposent un petit concours d'écriture !
 

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Les règles

• Le(s) texte(s) sont à envoyer à Lucy Lencio avant le 25 septembre 23h59 HF

• Vous devez choisir une des catégories pour écrire votre texte.

• Vous pouvez participer dans chaque catégorie, mais un texte ne peut être que dans une seule catégorie

• Une seule participation est autorisée par catégorie (soit maximum trois participations au concours)

• Votre texte doit contenir au minimum 100 mots, sans limite maximale. Vous pouvez vérifier votre nombre de mots avec des sites comme wordcount.com.

• Il est évident que vos textes doivent respecter les règles de P12 (pas d'insultes, pas de discrimination, etc.)

• Et la règle la plus importante : amusez-vous !!
 

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Les catégories

• Mots à placer
Les mots à placer sont : soleil, voyage, plage

• Poésie
Votre texte doit être un poème sur le thème de l'été et/ou des vacances

• Libre
Vous êtes absolument libre d'écrire ce que vous voulez !

Le texte le plus drôle et le texte le plus magique, toutes catégories confondues, seront aussi récompensés.

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Qu'est-ce qu'on gagne ??

Tous les participants pourront être publiés dans le bureau des Crocs, et les gagnants de chaque catégorie verront leurs textes publiés dans le numéro des Crocs d'octobre. Vous pouvez demander à ce que votre texte soit publié anonymement si vous le souhaitez.

 

Chaque participant remporte 1 Gallion, ainsi que 3 dragée par texte. Le texte le plus drôle et le texte le plus magique remportent chacun 4 dragées, et les textes gagnants remportent quant à eux 5 dragées.


 

Je vous souhaite donc à tous de bons moments d'écriture !

 

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Ode au soleil

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Ode au soleil

Ô grand soleil qui de là-haut déverse ses rayons
Sur nous, pauvres êtres en train de perdre la raison

As-tu songé à prendre des vacances ?
Où, je ne sais pas, mais loin de moi de préférence.

Ô grand soleil qui de là-haut déverse ses rayons
Que penses-tu de nos subterfuges ?

Tu te gausses de nos ventilateurs et de nos volets fermés.
Il en faut plus pour t'impressionner.

Ô grand soleil qui de là-haut déverse ses rayons
Profite-en, car un jour nous trouverons la solution.

Peut-être ? Mais en attendant...
Il rit de nous voire tout transpirant.

 

 

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