Vous voilà, je vous attendais. Où en étions-nous ? Oui, c’est bien ça. Le jeune croup et le botruc s’apprêtaient à quitter la prairie verdoyante. Venez, suivons-les. Mais ne faisons pas de bruits.

Nos deux amis arrivent dans l’habitat souterrain, l’endroit est sombre et un peu effrayant, bien que des rayons de lune parviennent à diffuser par-ci par-là un peu de clarté.

Cerbère : C’est bizarre. J’aime pas.

Le botruc tapota la tête du croup.

Botruc : Tu portes mal ton nom, car cet endroit te va parfaitement. Et tu devrais dire à ton humaine de te brosser, j’ai vu des ciseburines.

Le jeune croup s’apprêtait à répondre, quand une ombre apparut. Elle était immense et terrifiante. Le botruc désigna un rocher, derrière lequel ils allèrent se cacher. Ils ne faisaient pas de bruits. Quel était donc cette créature ?

Alors qu’ils ne savaient pas à quoi s’attendre, ils entendirent chantonner.
Le croup osa jeter un coup d’œil. Rien. Plus d’ombre et plus de chant. Avaient-ils imaginé voir et entendre quelque chose ? Peut-être ... Puis soudain.

Créature : Bouh !

Surprit, Cerbère sursauta, ce qui fit tomber et rouler le botruc. Le croup se retourna et se retrouva face à un Niffleur.

Botruc : Fais attention au sac à ciseburines, J’aurais pu me faire mal.

Cerbère : T’es qui ? Je cherche le trésor de la valise. Tu sais où il est ?

Le botruc arriva à se hisser de nouveau sur la tête du jeune croup, pour voir avec qui il discutait.

Niffleur : Bonjour vous deux. Tu as dit trésor ? Tu cherches un trésor ? Je suis un Niffleur, s’il y avait un trésor dans l’habitat souterrain, je l’aurais trouvé. Tu dois te tromper. Les Niffleurs, aiment tout ce qui brille et je ne veux pas me vanter, mais je suis très doué pour trouver ce qui brille.

Botruc : Bonjour, excuse ce jeune croup, mal poli. Je lui ai dit qu’il n’y avait pas de trésor. Mais, il …

Oh ! Que se passe-t-il ? Encore une ombre. Sans doute un autre Niffleur en exploration. Mais, attendez. Une, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, ça fait beaucoup de pattes. Je ne veux pas regarder. Ne me dites pas qu’il y en a une huitième ? Je vous avais dit de ne pas me le dire. Voilà, nos amis sont en danger. Mais que fait une Acromentule dans cet habitat ? Quand je vous disais qu’il se passait beaucoup de choses la nuit dans la valise.

Niffleur : Qu'y a-t-il brindille ? Qu’est-ce que tu regardes ?

Le botruc était tétanisé par la peur. Une Acromentule venait de faire son apparition. Aussitôt le Niffleur alla se cacher derrière un rocher et le Botruc se glissa sous une oreille du jeune Croup. Celui-ci lui souffla de ne pas rester planté là. Il devait se mettre à l’abri.

Acromentule : Quelle bonne odeur. Des petits casse-croutes. J’ai bien fait de vous suivre. Je n’ai pas besoin du Botruc, mais il pourra amuser mes enfants.

Cerbère regardait cette grande créature, qui visiblement effrayait ses compagnons.

L’araignée géante s’apprêtait à attaquer le jeune Croup, quand celui-ci se mit à courir et à faire un slalom entre les pattes de la créature. Notre pauvre Botruc était secoué dans tous les sens et s’accrochait tant bien que mal aux poils du Croup.

L’Acromentule s’énerva et chercha à transpercer le Croup. Mais il était rapide. L’araignée déséquilibrée, failli tomber. Ne voulant pas se ridiculiser devant sa proie, elle préféra partir.

Acromentule : Trop nerveux, la chaire ne doit pas être bonne.

L’araignée géante, fut arrêtée dans ses paroles, par un sifflement. Un Basilic avait dû sentir l’odeur de l’Acromentule … et, comme ils ne s’apprécient pas, elle s’empressa de partir.

Le Niffleur sorti de sa cachette.

Niffleur : Dépêchez-vous de me suivre. Un Basilic se promène dans les galeries. Ils sont aveugles, mais ils ont un très bon odorat.

Le Botruc qui venait de sortir de sa cachette, dû de nouveau s’accrocher, comme il pouvait. Ouf ! Les voilà en sécurité. Hé, bien, ils ont eu chaud. Regardez, le jour se lève. Il va falloir attendre la nuit prochaine pour découvrir où nos amis sont arrivés. En attendant, soyez sage et donnez-moi un peu d’eau. Je dois me remettre de mes émotions.