mardi 5 novembre 2019

Lettre ouverte à mes anciens collègues



 

Chère équipe des Crocs,

Je vous écris cette lettre non pas pour avoir votre pardon, non pas pour réintégrer l'équipe, mais parce que P12 me manque, Poufsouffle me manque et si je veux revenir parmi vous, je dois d’abord vous dire ce que j'ai sur le cœur pour espérer arrêter de culpabiliser.

Voilà quelques mois, je vous ai abandonné sans explications. Un matin, je me suis glissée dans le bureau alors que vous étiez tous dans vos dortoirs, encore endormis et je suis partie.
Jade savait que j'étais un peu perdue. J'avais eu un manque d'inspiration lors de l'édition de juin et je n'ai pas réussi à rattraper le train en marche. Lorsque août est arrivé, nous apportant toujours plus de chaleur, mes moldus de parents ont décrété une pause montagnarde. Un objet étrange que les moldus appellent, je crois, phélétone portable et qui m'aurait permis de garder contact avec vous était à peine utilisable en raison d'un problème d’écran et de batterie. Un soir, j'ai dit à Jade que je lui donnerai ma réponse lorsque je serai revenue de mes vacances avec les marmottes.

Au total, trois semaines se sont écoulées entre mon départ et mon retour. Quelques jours après être revenue au chaud (parce oui, imaginez que j'avais un bonnet, une écharpe et un manteau lorsque j'étais avec les chamois), alors que je m’apprêtais à poster un message dans le bureau pour vous dire que j'étais toujours là, que vous pouviez compter sur moi, ma mère a fait irruption dans ma chambre. Me voyant travailler (oui, oui, ça m'arrive), elle m'a listé tout ce que j'allais faire cette année (en plus de mes articles pour notre cher journal) en me demandant comment j'allais y arriver.

À ce moment-là, j'ai réalisé que je n'aurai plus de temps pour les Crocs. J'aurais pu tout simplement, aller dans le bureau, vous faire un beau message de démission au lieu d'un message pour vous dire que je étais là. J'ai essayé. J'ai écrit et pensé plusieurs messages, mais sans en venir à bout parce que je vous aime. Parce que j'aime énormément les Crocs. Parce que ces mois, à faire partie d'une équipe constituée de personnes si belles avaient été pour moi un honneur. Parce qu'annoncer ma démission, ça voulait dire ne plus partager les rushs, les articles que l'ont écrit à deux et les articles que l'on doit écrire à deux, mais que l'on finit par écrire à quatre par manque d'inspiration. Et tout ça, je n'étais pas prête à y dire au revoir. J'avais imaginé passer de longues années au sein de ce journal. Je n'avais pas imaginé quitter ce journal, cette équipe au bout de six mois. Pour accepter de revenir une lectrice, de ne plus contribuer à ce journal, et de louper tous ces moments qui font partis de la vie d'un journal, il m'a fallu de longues semaines au cours desquelles j'ai déserté le château et lorsque j'ai accepté de voir les choses en face, j'étais bouffée par la culpabilité de vous avoir laissé tomber.

Alors voilà chers anciens collègues, je vous présente mes excuses pour vous avoir quitté si lâchement. Vous êtes vraiment des gens en or, que j'ai appris à connaître et à aimer. Merci Jade pour ta patience et ta bienveillance, merci à toi, Remi pour notre article sur GoT qui me fait encore rire lorsque je le relis et pour tes belles bannières, merci à Gus pour avoir accepté de rejoindre le journal, après des semaines où nous avions insisté pour que tu rejoignes l'équipe, merci à Marc, qui a su me montrer un visage que je n'aurais pas soupçonné lorsque tu es arrivé, merci à toi Saskia d'être venu même si j'ai eu trop peu à mon gout l'occasion de te côtoyer dans le bureau, merci aussi à Physio et à Erskine même si vous ne faites plus partie du journal, j'ai adoré bosser avec vous.
À présent, je n'ai plus qu'à aller lire les éditions que j'ai loupé et à sauter sur la prochaine qui sortira.

Avec toutes mes excuses pour avoir tardé à vous les présenter,

Elisabeth



Voici comment meurt un membre du personnel

 


La volonté d'un homme est son paradis, mais elle peut devenir son enfer.
 

Proverbe d'Islande


Il semble bizarre de parler de volonté quand notre beau site est sensé pouvoir être rangé dans la catégorie "Loisir". Mais, je voudrais lancer juste une question comme ça : Est ce que je suis la seule à avoir déjà ressenti une grosse lassitude en me connectant sur le site et en voyant la liste de chose à faire ?

Répondre aux rps, envoyer les messages nécessaires à une bonne compréhension des rp, lancer des recrutements, hurler après mon équipe qui ne bouge pas... C'est une chaîne infinie dont on ne voit pas le bout.

Alors pourquoi on accepte un poste ? Avec ma courte expérience, je peux proposer deux facteurs qui forment une explication sinon acceptable au moins partielle : la motivation et les idées.

La motivation, c'est ce qu'il faut posséder pour oser passer de l'autre côté du miroir et abandonner une confortable place d'élève pour un poste qui pourra devenir un véritable job.

Les idées sont une nécessité pour transformer un intitulé ennuyant en quelque chose de fun et d'original.

Si on va par là, on peut dire que tous les membres du personnel ne manquent ni de l'un ni de l'autre. Mais alors comment expliquer les démissions, les départs soudains, les lentes disparitions ?

Certains me répondront l'envie de changement, la réalité du marché... beaucoup de facteurs qui font de p12 une réplique en miniature d'une vie irl bien fade. Personnellement j'en ai trouvé deux : le temps et les gens.

C'est le temps qui installe le routine, émoussant par la même toute volonté de nouveauté et de changement, le membre se vautrant par l'effet des mois dans ce qu'il y a de plus dangereux pour le progrès : l'immobilisme.

Ce sont les gens, les bien-pensants comme les cassants qui, à force de commentaires, de remarques et de conseils, installent chez une personne le doute. Ce sont les gens qui par leur désintérêt ne donnent plus envie de s'investir. Ce sont les gens par leur méchanceté consciente ou inconsciente tuent la motivation.

Par ses deux facteurs vient la lassitude, puis le dégoût, et enfin le départ. Mais si c'est le temps qui amène l'idée de la démission, ce sont les gens qui poussent à partir.

Alors, la prochaine fois que vous regretterez le départ de quelqu'un, posez vous cette question : n'y êtes-vous pas pour quelque chose ?


Pourquoi voulez-vous avoir peur ?

 

Que l’on soit haut comme trois pommes, adolescent ou adulte, on a forcément connu la fête d’Halloween et l’hystérie qui la caractérise. Mais qu’en retient-on exactement ?


On retient principalement les déguisements, la chasse aux bonbons ou encore les nombreux films d’horreur que nous avons l’habitude de voir à cette période. Et nous pouvons noter un lien qui unit les trois éléments que je viens de citer, c’est la volonté de faire peur ou d’avoir peur. C’est en effet le constat général que l’on peut tirer de cette fête. Elle est très souvent placée sous le signe de la mort ou de l’épouvante, de près ou de loin.
Bon là, vous allez me dire que je ne vous apprends rien. Certes. Mais cette remarque m’a amené à la question suivante : d’où nous vient cette volonté de se faire peur ?


Fondamentalement, la peur correspond à l’émotion qui accompagne la prise de conscience d’un danger. Et loin de moi l’idée de vous faire un cours complet sur le fonctionnement du cerveau humain, (c’est quand même l’occasion de montrer que j’ai un minimum bossé mon article), mais une partie du cerveau, nommée l’amygdale, a pour but de nous faire ressentir l’état de choc qui suit la prise de conscience du danger. Ainsi, la peur et l'état de choc qui l'accompagne nous paralysent et nous font plonger hors du temps. Comme si, pendant quelques secondes, toutes notions de temps ou d’espace était bouleversée et nous donnait l’impression que nous étions dans une réalité parallèle. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’on décrit souvent les secondes qui suivent cet état de choc comme un « retour à la réalité ».


Cependant, comme je viens de le dire, l’élément déclencheur de cette peur et de cet état de choc est la présence d’un danger. Et à priori, en période d’Halloween, il n’y a pas de tel danger, ou de danger mortel en tout cas. (Et non, je ne compte pas les tentatives de vous faire peur avec un déguisement comme un danger mortel, désolé).
Nous pouvons donc raisonnablement penser que le facteur danger n’est pas celui qui influence cette tendance à vouloir s’effrayer.

Pour continuer mon analyse, je vais donc me servir d’une citation provenant d’un homme que j’ai franchement la flemme de citer (c’est pas comme si vous y faisiez attention en plus) : « La peur tient à l’imagination ».
L’imagination est, en effet, ce qui nous permet de nous évader, d’inventer de nouvelles histoires ou encore de faire perdurer et évoluer des croyances et traditions. Et c’est notamment à certaines traditions celtes que l’on doit l’ancêtre de notre fête d’Halloween. Et il y a donc 2000 ans, une fête de sept jours célébrait le passage d’un milieu de l’année à l’autre. Le 1er Novembre était le jour central de cette période de transition et durant la nuit, les légendes racontent que les esprits et les morts revenaient de l’au-delà pour vagabonder dans notre monde. Des siècles plus tard, la population se mit également à laisser un peu de nourriture à l’entrée des maison par peur de représailles (oui oui, ils avaient peur que les esprits les attaquent).

Et encore des siècles plus tard, on en arrive à la fête que l’on connaît aujourd’hui. Alors je ne sais juste pas par quel tour de passe-passe on est passé de la nourriture laissée à la porte aux bonbons, mais l’idée originale est toujours bien présente. En effet, on retrouve toujours lors de la nuit du 31 au 1er les esprits qui vagabondent, si ce n’est qu’ils ont été remplacé petit à petit par des enfants déguisés qui vont demander leurs friandises. Le retour de l’au-delà dans notre
monde est même encore plus ancré avec la sortie de films d’horreur ou d’épouvante typiques de cette période.


Donc en somme, si Halloween est issue d’une vieille tradition celtique, l’imagination collective en aura fait perdurer la mémoire au travers d’une soirée que certains qualifient de « commerciale » tandis que d’autres en profitent juste pour s’amuser et côtoyer le monde des morts l’espace d’une nuit. Et s’il n’est évidemment pas question de peur liée au danger, il est en revanche question d’une ambiance et d’une atmosphère, entretenue de génération en génération, et qui nous rapproche tous de nos peurs et de la mort pour notre plus grand plaisir. C’est d’ailleurs à cette occasion que vous pourrez vous plongez dans quelques animations sur Poudlard12 qui vous mettrons en situation. Que cela soit avec l’animation Le Couloir Maudit dans les Couloirs du château ou L'asile du docteur Kahn dans le Monde Magique. Dans les deux cas, l'au-delà est au rendez-vous !

 

Guide de l'équipe des Crocs pour un nouveau chroniqueur

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